Pourquoi le fait d’endurer la douleur l’augmente…

Plusieurs personnes, lorsqu’elles sont aux prises avec une douleur, minimisent l’utilisation des médicaments analgésiques, et ce, pour différentes raisons.

On parle ici d’une douleur modérée ou même sévère, liée à une lésion comme une entorse lombaire, une hernie discale, une arthrose du genou ou une tendinopathie (ce qu’on appelait anciennement une tendinite).

Les raisons pour un tel comportement sont dues le plus souvent soit à la culture ou à des croyances erronées.

Le but du présent texte n’est pas de discuter de ces raisons, mais bien de mettre en lumière que le fait d’endurer une douleur ouvre une porte toute grande ouverte à une douleur chronique.

Gestion de la douleur
 
La stratégie pour vaincre la douleur chronique repose sur deux types de modalités : les modalités actives et les modalités passives. Celles-ci sont toutes les deux importantes. Les médicaments analgésiques font partie des modalités passives. Ils sont nécessaires parce qu’ils permettent un soulagement qui facilite l’initiation aux modalités actives, comme la réadaptation par l’exercice.
 
Porte ouverte à la chronicité
 
L’importance des médicaments en gestion de la douleur commence bien avant que celle-ci devienne persistante. Lors d’une blessure ou au début d’une maladie dégénérative comme l’arthrose, les analgésiques sont d’une importance capitale, non seulement pour protéger la qualité de vie de la personne qui souffre, mais aussi pour prévenir la douleur chronique.

Notre pharmacien, M. Étienne Beauchemin, nous explique pourquoi dans la vidéo suivante :

 

 
Donc, un des plus grands facteurs de risque à la douleur chronique est une douleur nociceptive non contrôlée. Le fait d’omettre de prendre des analgésiques lors d’une affection qui engendre une douleur modérée à intense ouvre toute grande ouverte la porte à la chronicisation de celle-ci. Une douleur nociceptive non diminuée par un ou des analgésiques va sensibiliser le système nerveux central et initier le cycle infernal de la douleur persistante.
 
Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂
 

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