Les mitochondries : une clé pour comprendre et traiter la COVID longue

Les mitochondries sont de minuscules structures présentes dans presque toutes nos cellules. Leur rôle principal est simple à comprendre : produire l’énergie dont le corps a besoin pour fonctionner. Que ce soit pour marcher, réfléchir, respirer ou se concentrer, tout dépend de leur bon fonctionnement.

Quand les mitochondries ne font plus bien leur travail, le corps manque d’énergie. Cela se manifeste par une fatigue intense, un épuisement rapide à l’effort, une récupération très lente, mais aussi par des difficultés de concentration et un fameux « brouillard mental ».

Ce qui se passe dans la COVID longue

Chez plusieurs personnes atteintes de COVID longue, les mitochondries semblent fonctionner au ralenti. La maladie laisse derrière elle une inflammation persistante, même des mois après l’infection. Cette inflammation agit un peu comme du sable dans un moteur : elle empêche les mitochondries de produire de l’énergie efficacement.

De plus, la COVID peut :

  • augmenter le stress dans les cellules,
  • perturber l’utilisation de l’oxygène,
  • forcer l’organisme à utiliser des mécanismes énergétiques moins efficaces.

Résultat : même de petits efforts peuvent provoquer une grande fatigue, parfois accompagnée d’une aggravation des symptômes dans les heures ou les jours suivants.

Un mécanisme qui dépasse la COVID longue

Ce type de dysfonction énergétique n’est pas unique à la COVID longue. On le retrouve aussi dans d’autres maladies dites neuro-inflammatoires, comme certains syndromes post-viraux ou l’encéphalomyélite myalgique (syndrome de la fatigue chronique). Le point commun : le système nerveux et le système immunitaire restent activés trop longtemps, ce qui perturbe la production d’énergie du corps.

Pourquoi l’exercice peut aider… ou nuire

Bien utilisé, l’exercice est l’un des moyens les plus efficaces pour redonner de la capacité aux mitochondries. Il envoie un signal au corps pour produire plus d’énergie et améliorer son efficacité.

Mais attention : ce n’est pas une question de “forcer” ou de se pousser”. Un exercice mal dosé peut surcharger un système déjà fragile et aggraver les symptômes.

C’est pourquoi, dans la COVID longue, le programme de réadaptation ne doit jamais être improvisé. Seul un professionnel formé peut :

  • évaluer la tolérance à l’effort,
  • choisir le bon type d’exercices,
  • ajuster l’intensité et la progression,
  • assurer la sécurité du processus.

Le message essentiel

Dans la COVID longue, la fatigue n’est ni dans la tête ni un simple manque de forme. Elle reflète un problème réel de production d’énergie au niveau cellulaire. La réadaptation par l’exercice est essentiel pour corriger ce problème — à condition qu’elle soit bien encadrée.

Réadaptation spécialisée pour COVID long, syndrome de fatigue chronique et maladies neuro-inflammatoires

Un nouveau service de réadaptation est maintenant offert pour accompagner les personnes vivant avec le COVID long, la sclérose en plaques (SEP) ou le syndrome de fatigue chronique (SFC) ou d’autres maladies neuro-inflammatoires (maladie de Lymes, virus du Nil occidental). Ces conditions peuvent rendre la vie quotidienne épuisante, avec une fatigue persistante, des troubles cognitifs ou des limitations physiques. L’objectif de ce programme est d’aider chacun à retrouver plus d’énergie, de mobilité et de confort au quotidien, grâce à un suivi personnalisé, basé sur plus de trente années d’expérience en réadaptation par l’exercice et sur les notions enseignées à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, où je suis professeur adjoint de clinique.

L’approche repose sur des stratégies de réadaptation progressive rigoureusement validées par la recherche scientifique. Pour les personnes atteintes de COVID long, le programme cible le réentraînement progressif à l’effort, la récupération mentale et la gestion de la fatigue. Pour la SEP, l’accent est mis sur le maintien de la mobilité, la prévention des complications liées à l’inactivité et le renforcement de l’autonomie. Pour le SFC, la priorité est donnée à une gestion douce de la fatigue et à des exercices adaptés, permettant un retour aux activités quotidiennes sans aggravation des symptômes.

Ce service offre un accompagnement sécuritaire, individualisé et fondé sur l’expertise scientifique et universitaire, conçu pour respecter le rythme de chacun. L’objectif est simple : aider les participants à retrouver un maximum d’autonomie, de bien-être et de qualité de vie, pas à pas.

Faites le premier pas : 514 754-3475 pour votre première consultation.

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Réadaptation par l’exercice : les tendinopathies

Présentation de la formation

Les tendinopathies représentent une part importante des troubles musculosquelettiques rencontrés en clinique. Pourtant, leur prise en charge demeure souvent complexe et les protocoles appliqués ne sont pas toujours optimisés selon les évidences scientifiques récentes.

Cette formation de 2 h 30 propose une synthèse actualisée des connaissances sur les tendinopathies (tendon d’Achille, coiffe des rotateurs, épicondyle latéral) ainsi que des principes concrets d’intervention par l’exercice thérapeutique. L’approche est fondée sur la compréhension de la physiopathologie de la tendinopathie et des neurosciences de la douleur.


Objectifs :

· Comprendre les mécanismes physiopathologiques des tendinopathies.

· Appliquer une progression d’exercices basée sur la tolérance mécanique et la douleur.

· Périodiser l’intervention selon le profil clinique du patient.


Contenu de la formation

1. Introduction aux tendinopathies

  • Définition, prévalence et impact clinique

2. Anatomie et biologie du tendon

  • Micro- et macro-anatomie du tendon
  • Biologie du tendon sain : homéostasie, remodelage et réponses à la charge

3. Physiopathologie des tendinopathies

  • Mécanismes tissulaires
  • Facteurs de risque et surcharge mécanique
  • Modèles contemporains d’explication : dégénérescence et surcharge tissulaire (modèle de J Cook)

4. Réadaptation par l’exercice

  • Mécanismes d’adaptation tissulaire : rôle des ténocytes et de la matrice extracellulaire dans la réponse mécanique
  • Principes de programmation de l’exercice

5. Gestion de la douleur à l’effort

  • Neurosciences de la douleur et périodisation de la charge
  • Le point d’inflexion de la douleur

6. Consignes cliniques et interventions complémentaires

  • Infiltration : indications et précautions
  • Concilier infiltration et intervention par l’exercice
  • Périodisation de la prise des analgésiques

Inscription

Pour vous inscrire :

Au plaisir de se voir le 14 juin !

Yvan.

Coaching professionnel en  gestion de la douleur chronique          

Intervenir avec confiance auprès des personnes vivant avec des douleurs persistantes

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Les médicaments en douleur chronique

Les médicaments en douleur chronique, en collaboration avec M. Étienne Beauchemin, pharmacien spécialisé en douleur.