Les bienfaits de l’Activité Physique Adaptée en milieu Aquatique

Un très bon article de M. Jacinto Batata, spécialiste en Activité Physique Adaptée / vieillissement et prévention des chutes (Licence STAPS, Université de Montpellier ) .

 

 

Tout corps plongé dans un liquide subit, de la part de celui-ci, une poussée exercée du bas vers le haut et égale, en intensité, au poids du volume de liquide déplacé.

Aucun corps plus léger que le liquide où il est abandonné ne sera complètement immergé, mais restera en partie au-dessus de la surface du liquide.

Traité des corps flottants de Archimède.

Ce que Archimède (Archimède de Syracuse -287 à -212 av JC) découvrit à son époque est toujours d’actualité ! Dans l’eau, on est certes ralenti, mais quelle sensation extraordinaire de légèreté !

Pourquoi a-t-on du mal à démarrer la pratique d’une activité physique régulière ?

Prenons les choses dans l’ordre. Dans notre sujet où l’on traite de l’Activité Physique Adaptée, quelle est la raison essentielle pour laquelle un individu lambda, n’ayant pas l’habitude d’exercer une activité physique, refuse de se mettre à pratiquer ?

La douleur… La fatigue… Le poids… L’arthrose… Les rhumatismes… La phobie de l’eau… La pudeur…

Toutes des excuses qui ne seront plus fondées dans l’eau.

La phobie, il y a des solutions, même chose pour les problèmes de pudeur, à condition d’accepter de se laisser accompagner sur le plan psychologique. La seule excuse valable est une plaie ouverte ou une cicatrice post-opératoire que l’on doit protéger d’une infection.

En admettant avoir traité les problèmes de phobie de l’eau (car on ne peut profiter des bienfaits qu’en étant à l’aise dans l’eau, et en acceptant ses propriétés physiques et mécaniques) et ceux de la pudeur, quels sont les avantages d’une pratique d’activité aquatique sur notre santé ?

Liberté et plaisir malgré la Maladie.

L’eau vous permettra une liberté retrouvée, vous donnera une sensation de bien-être et aussi extraordinaire que cela puisse paraître, vous rendra heureux ! Que vous n’ayez jamais pratiqué de sport dans votre vie, que vous souffriez de surpoids avec des comorbidités telles que le diabète, le cholestérol, l’hypertension artérielle. Ou encore que vous soyez âgés avec des problèmes d’arthrose, cardiaques. Que vous souffriez de tendinopathies (tendinites) à tous les étages. Que vous soyez atteint de handicap lourd, comme la SEP (Sclérose en Plaque), la Myopathie, ou de déficiences motrices. Pour se soigner d’un problème de dos ou se constituer une masse musculaire, l’eau est une alternative douce, progressive et redoutablement efficace.

La Thermorégulation

La première chose à prendre en compte est la température. En effet, même avec une eau agréable de 30 à 32°C, le corps doit s’auto-réguler et il lutte pour conserver une température constante de 37°C. Alors même sans rien faire, une fois plongé dans l’eau, vous augmentez sans le savoir votre consommation basale d’énergie. Alors imaginons avec de l’exercice !

L’eau augmente la charge de travail

Dans le domaine sportif, on explique un mouvement, par exemple concentrique (de contraction), avec la notion de muscle agoniste et muscle antagoniste (un muscle qui se contracte et l’autre qui contrôle), tout en jouant avec la seule force de gravité. Ici, dans l’eau, cette notion n’est plus puisque l’apesanteur est pratiquement annulée par la Poussée d’Archimède (ce que nos articulations ressentent aussitôt). L’intéressant dans cette situation c’est que nos mouvements sont perpétuellement freinés par le déplacement de la masse d’eau. Ce qui fait que pour un mouvement terrestre de biceps où l’on contracte puis où l’on relâche, dans l’eau on contracte le biceps, puis on doit contracter le triceps pour revenir à la position initiale.

On pourrait presque dire que l’on travaille deux fois plus !

Mais c’est bien plus compliqué que cela. On retiendra le fait d’être ralenti et donc de devoir faire des efforts du fait du déplacement de la masse d’eau.

Légèreté

La Poussée d’Archimède nous permet surtout, de faire « disparaître » notre poids ! En effet, en ayant un niveau d’eau à hauteur de la poitrine, c’est environ 70% du poids qui s’envole ! De ce fait, pour les personnes en situation d’obésité, c’est un soulagement et une liberté retrouvée. Grace à ce phénomène, on peut donc travailler outre du renforcement musculaire en ciblant les zones à privilégier et selon le projet de la personne, mais on peut également travailler les amplitudes articulaires misent à mal avec le temps, ainsi que contrecarrer les habitudes et les contraintes liées au travail. Cela permet de limiter les douleurs liées aux pathologies articulaires. On peut donc se concentrer sur le travail musculaire sans réveiller des douleurs articulaires. Ainsi, nous pouvons cibler le muscle ou le groupe musculaire à travailler sans contraintes juxtaposées.

Liberté, Autonomie

Dans l’eau, on retrouve une liberté totale ! Plus de limitation de mouvement due aux raideurs, au poids, ou à la peur de tomber et de se faire mal. D’ailleurs un travail sur l’équilibre y est extraordinaire (travail de proprioception, ou réveiller ses sens !) car on peut y associer un travail direct des muscles profonds de la posture, du tronc et des jambes. Le gainage y est sans cesse sollicité. L’autonomie représente quelque chose de miraculeux pour une personne atteinte de déficience motrice. Alors mettez-vous à la place d’une personne à mobilité réduite qui vit chaque jour dans un fauteuil roulant. Une fois dans l’eau, c’est l’autonomie qui est possible. Et ce sentiment de liberté n’a pas de prix.

La Relaxation

La condition essentielle à cette activité est bien entendu la maitrise de l’élément ou savoir y faire la planche. Ensuite, dans une eau à 30/32°C, imaginez une séance où sophrologie, méditation, exercice respiratoire sont mélangés, où vous vous sentez en apesanteur et vous ne sentez absolument pas le poids de votre corps. Vous n’êtes pas gêné par un tapis trop dur, ou une tension aux cervicales, ou par un pantalon de jogging trop serré. Parler calmement aux personnes pour les faire lâcher prise, pour les faire « voyager » et ainsi complétement faire relâcher le tonus musculaire. Accompagné d’une musique douce diffusée dans l’eau au moyen d’appareils spécifiques, le moment est presque irréel ! Le bénéfice pour les articulations et surtout pour le rachis dans sa totalité est absolument magique ! Un bien être immense vous envahit. Votre rythme cardiaque ralenti au point de vous plonger dans un pseudo sommeil réparateur.

Pour les femmes enceintes, ce relâchement permet de reposer les muscles de la posture et les tensions au bas du dos dues à l’hyperlordose provoquée par le fœtus. Le réveil doit être très progressif et tout en douceur. Bouger ses articulations du bas vers le haut du corps, avant d’ouvrir les yeux et s’étirer comme au petit matin. J’ai vu certaines personnes avec des larmes dans les yeux tellement les sensations éprouvées font disparaître les douleurs chroniques un temps donné et vous plonge dans un instant de pur bonheur !

Les Structures

Trouver une structure adaptée à ses besoins n’est pas simple. Les piscines municipales, en dehors des ouvertures pour le public où les personnes sont là pour nager de façon autonome, proposent des cours encadrés d’aquagym ou d’aqua-bike mais non adaptés. Dans une piscine de rééducation où les kinésithérapeutes font évoluer leurs patients, les bassins sont en général sur plusieurs niveaux bien marqués (marches), avec des barres pour s’y tenir. Il est donc difficile d’y descendre un aqua-bike, où d’y faire de l’aquagym adaptée où une amplitude de mouvement sera nécessaire.

L’objectif de chaque prise en charge est de faire évoluer la personne pour qu’elle puisse se construire et capitaliser une condition physique afin qu’elle soit capable d’assister à un cours d’aquagym normal ! Les efforts progressifs de ces personnes leurs permettent en effet de pouvoir retrouver le goût de l’effort et d’être de plus en plus demandeurs d’activité physique, pour revenir à une « normalité » dans notre société. Un bassin rectangulaire pouvant accueillir 20 à 25 personnes environ, d’une profondeur d’1m20 constante chauffé à 30/31°C suffirait. Sans parler des commodités annexes, des vestiaires et sanitaires adaptées aux PMR.

Conclusion

L’activité physique dans l’eau est une chance que chacun devrait pouvoir profiter pour retrouver et conserver sa santé. A travers la natation pour entretenir un tonus musculaire et une aisance articulaire, de l’aquagym adaptée, de l’aquabiking adapté ou d’autres activités bien ciblées pour soigner, un grand nombre de personnes ont un besoin urgent d’activités aquatiques.

Il faut se renseigner sur la formation et les diplômes des enseignants pour pouvoir être bien encadré et conseillé.


M.Jacinto Batata a obtenu sa licence Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS)  après avoir gradué de l’Université de Montpellier en 2016 en plus d’avoir obtenu un diplôme universitaire et vieillissement et prévention des risques de chutes (méthode PEM-ES).

 
 
Dans le cadre de sa pratique clinique (Sud de la France), celui-ci encadre des enfants TCC (troubles du caractère et du comportement) et TSA (troubles du spectre de l’autisme). Enfin, via son entreprise, M. Batata donne des cours de natation, d’aquafitness, des séances de renforcement musculaire et de relaxation. 

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L’institut de kinésiologie du Québec étend ses activités en Europe !

Je suis heureux d’annoncer que les activités de l’institut vont traverser les frontières québécoises.

Le développement de notre technologie de téléréadaptation permet maintenant de répondre à une demande de plus en plus importante de gens résidant en Europe francophone qui souffrent de douleur chronique. La pandémie nous a permit de développer et de tester nos outils en ligne pour maintenant répondre à la demande des résidents de la France, de la Belgique, de la Suisse et même de l’Afrique du Nord.

De plus, deux spécialistes de la douleur se joindront à moi pour la rédaction du blog : M. Anas Boukas, physiothérapeute et M. Jacinto Batata, spécialiste en activités physiques adaptés. D’ailleurs ces deux nouveaux rédacteurs sont en vedette ce mois-ci avec deux excellents articles.

Enfin, l’Institut a été approché par un groupe de professionnels français pour la traduction français du célèbre livre Explain Pain de David S. Butler et de G. Lorimer Moseley.

La douleur chronique est un fléau mondial et nous participerons au combat !


Pour les personnes suivis par moi ou qui veulent débuter une démarche de réadaptation :
Les téléconsultations sont en marche depuis le 6 avril. Le service est offert soit par téléphone, Skype, Facetime, vidéo messenger ou Zoom.
Nous recommencerons les consultations en présentiel dans la semaine du 13 juillet.
Sylviane vous contactera ou laissez-lui un coup de fil pour l’organisation de la rencontre (514 946-3475 ou shasha@yvanc.com).

Certification en réadaptation en contexte de douleur chronique

De nouvelles dates : 19-20 septembre et 3-4 octobre 2020. Cliquez ici pour plus d’infos ou contactez nous au 514 946-3475.


Mal de dos et sommeil, comment faire pour dormir comme un bébé !

Un autre excellent article de M. Anas Boukas, physiothérapeute, membre de notre filière européenne !    

 

 

À l’ère où tout va trop vite, plusieurs sont ceux qui sacrifient régulièrement leur sommeil pour être plus performant au boulot, ou tout simplement faire plus d’activités. Pour la population lombalgique, le manque de sommeil peut s’avérer plus problématique qu’on puisse imaginer.

Statistique intéressante: Saviez-vous que 80% des personnes souffrant de lombalgies chroniques ont aussi des problèmes de sommeil?

Maintenant, j’ai une question pour vous: Est-ce c’est le mal de dos qui cause l’insomnie, ou plutôt la mauvaise qualité de sommeil qui aggrave les douleurs? La réponse…Les deux! Dans cet article, nous allons couvrir tout ce qui relie le manque de sommeil et le mal de dos, et vous donnerons des conseils pour optimiser vos nuits afin de réduire vos symptômes

Postures de sommeil à considérer pour vous soulager

Commençons par discuter du lien entre les douleurs et le manque de sommeil. Il est facile de concevoir que si notre dos nous fait souffrir, notre qualité de sommeil va forcément être affectée. C’est pour cela qu’il est important de trouver une position de sommeil confortable qui puisse optimiser votre nuit de sommeil. diminue le stress sur les vertèbres lombaires. Attention par contre: contrairement aux croyances populaires, il n’existe pas nécessairement de « meilleure » posture de sommeil à proprement dit. De même, il n’y a pas de posture contre-indiquée qui serait mauvaise pour le dos (oui oui, dormir sur le ventre n’est pas aussi grave que certains puissent prétendre!). Par contre, il existe certaines postures qui diminuent le stress sur les vertèbres lombaires. En présence de douleurs lombaires, je recommande souvent à mes clients d’adopter une des deux positions suivantes pour voir s’il y a un effet bénéfique au niveau des symptômes.

Couché sur le dos avec un oreiller sous les genoux

Placez un oreiller entre vos genoux pour diminuer le stress sur la région lombaire Cette position permet de diminuer l’antéversion du bassin (hyperlordose lombaire), ce qui diminue le stress sur les facettes articulaires. En gros, le fait de maintenir les genoux légèrement pliés va empêcher votre dos de s’arquer excessivement, réduisant ainsi le stress sur vos vertèbres. Pour les gens qui voient leurs symptômes s’aggraver en extension (par exemple à la marche prolongée), cette position peut s’avérer confortable et améliorer ainsi le sommeil.

Couché sur le côté avec un oreiller entre les jambes

Cette position évite les torsions lombaires. Si vous avez de la douleur irradiant dans la jambe, essayez de maintenir la jambe symptomatique en haut. Le fait de garder un oreiller entre les jambes permet une réduction de la torsion lombaire. Si jamais vous expérimentez de la douleur dans une jambe, il est préférable de dormir sur le côté de manière à avoir la jambe symptomatique en haut. (Par exemple, si les douleurs irradient dans la jambe gauche, tentez de dormir du côté droit pour maintenir la jambe gauche en haut). Ceci permet de réduire la charge sur la jambe symptomatique, et parfois même réduire les engourdissements lorsqu’ils sont présents.

Et le matelas dans tout ça?

Un autre élément qui peut augmenter vos symptômes est votre matelas. Si vous vous réveillez le matin avec beaucoup de douleur malgré avoir employé une posture adéquate, il se peut que votre matelas participe à vos douleurs. Et encore plus si l’apparition de vos maux de dos coïncide avec un changement de votre matelas, ou un séjour loin du confort de votre lit! (Bon nombre de mes patients viennent me voir avec des douleurs au dos aggravés après un week-end en camping!). Comment choisir le bon matelas? Existe-t-il un type de matelas qui soit mieux que les autres? Entre le mou, semi-mou, ferme, semi-ferme, dur, il est parfois difficile de choisir! Bien sûr, chaque personne est différente et peut préférer un certain type de matelas. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il existe des matelas «sur mesure» qui sont individualisés à chaque personne. Ces matelas constituent bien évidemment la meilleure option, mais il faut en avoir les moyens. Quant à ce qu’on retrouve normalement en magasin, les études ont démontré qu’il existe un type de matelas associé à moins de douleur lombaire au réveil, et moins d’incapacité. Contrairement aux croyances populaires, il ne s’agit pas du matelas mou, ni du ferme, mais bien du semi-ferme! Le problème avec les matelas mous, c’est que le bassin peut s’affaisser et amener le région cervicale en position élevée en comparaison avec la région lombaire. En plus de réduire le support sur les vertèbres lombaires, ceci affecte l’alignement «normal» (ie. comparable à l’alignement en position debout qu’on veut maintenir lorsqu’on se couche sur le dos). Quant aux matelas fermes, ils empêchent aux courbures du dos d’être supportées, ce qui peut augmenter la raideur. Je vous conseille donc d’utiliser un matelas semi-ferme pour optimiser vos nuits de sommeil. Dans une étude où des individus souffrant de lombalgie ont testé un matelas semi-ferme pendant 28 jours, on a pu voir une réduction de la douleur lombaire de 48%, ainsi qu’une amélioration de la qualité de sommeil de 55%!

« Si vous vous réveillez le matin avec beaucoup de douleur malgré avoir employé une posture adéquate, il se peut que votre matelas participe à vos douleurs. »  

Les conséquences du manque de sommeil 

Maintenant qu’on a expliqué la relation entre les douleurs lombaires et le manque de sommeil, essayons d’expliquer la relation inverse: en quoi le manque de sommeil peut aggraver nos douleurs lombaires? Vous êtes probablement déjà au courant que le manque de sommeil peut causer de l’irritabilité, du stress et mener à la dépression. Devinez quoi? Ces mêmes facteurs sont également reliés aux douleurs lombaires chroniques, comme en témoignent plusieurs études. (Marshall et al 2017). On rentre donc dans un cercle vicieux où le mal de dos nous empêche de bien dormir, ce qui nous empêche d’avoir une bonne nuit de sommeil récupératrice, ce qui affecte notre quotidien et notre niveau de stress, ce qui nous empêche de bien guérir…vous comprenez l’idée?

9 Trucs pour mieux dormir la nuit

Il est donc crucial de trouver des moyens d’optimiser vos habitudes de sommeil. Ceci va définitivement vous aider à mieux guérir du dos, sans parler des bénéfices sur les autres sphères de votre vie. Ainsi, si jamais vous trouvez que vous ne dormez pas assez, ou si jamais vous vous réveillez durant la nuit, voici une liste d’éléments à considérer:

  • 1. Fermez la télévision au moins une heure avant de vous coucher.
  • 2. Mettez votre téléphone en mode «nuit» (night shift).
  • 3. Évitez de regarder vos courriels juste avant de dormir.
  • 4. Ne buvez pas de larges quantités d’eau avant de dormir, au risque de vous réveiller plusieurs fois pour aller aux toilettes.
  • 5. Écrivez vos pensées de dernières minutes sur papier avant d’aller au lit pour laisser votre cerveau se reposer et attaquer la journée suivante…reposé!
  • 6. Gardez la chambre sombre et légèrement chaude pour optimiser la qualité de votre sommeil.
  • 7. L’exercice léger avant de se coucher peut permettre de réduire les hormones du stress, et ainsi dormir plus paisiblement.
  • 8. Si jamais vous devez faire une sieste durant le jour, minimisez sa durée -pas plus de 45 min- pour éviter d’affecter votre cycle de sommeil ultérieurement.
  • 9. Faites attention aux repas lourds avant le sommeil qui pourraient affecter votre digestion, et ainsi vous empêcher de dormir paisiblement.

Conclusion

Voilà! J’espère que vous êtes désormais plus éduqué(e) sur la relation entre le sommeil et le mal de dos. Si vous souffrez de lombalgie, ne négligez pas vos habitudes de sommeil, sans quoi votre guérison pourrait être freinée. Si vos douleurs vous empêchent de dormir, tentez différentes positions et réévaluer ensuite leur impact sur vos symptômes. Si au contraire vos symptômes apparaissent sous forme de raideur matinale, il se peut que votre matelas soit en cause. Finalement, implémenter des bonnes habitudes de sommeil pour faire dodo comme un bébé, et vous réveiller en pleine forme et en santé! Maintenant, c’est à votre tour de partager votre expérience en commentaires (ci-bas)! Avez-vous trouvé une posture de sommeil qui a réussi à soulager votre mal de dos? Dans quel type de matelas avez-vous investi? Nous voulons connaître vos trucs pour mieux dormir la nuit!


Pour des conseils plus adaptés à votre condition, n’hésitez pas à consulter notre page GUIDES EN LIGNE. Vous trouverez le bon guide qui s’applique à votre mal de dos pour vous guider vers le chemin de la guérison.


M. Anas Boukas a obtenu son titre de physiothérapeute après avoir gradué de l’Université de Montréal en 2013. En 2017, il part à l’aventure et transporte sa pratique au Qatar où il œuvre maintenant  au « International Physiotherapy Centre ».

A part sa pratique clinique, Anas travaille à vulgarisation de tout ce qui a trait au mal de dos et à la douleur chronique. Vistez son web spécialisé sur ce sujet : www.lombafit.com.

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Covid-19 et exercice : quoi faire et ne pas faire

Notre système immunitaire constitue notre protection contre les microbes qui peuvent menacer notre santé, incluant le SARS-CoV-2 (le virus en cause dans la pandémie de Covid-19).

De nombreuses personnes se demandent si l’exercice peut avoir un effet positif contre tous les virus et les bactéries qui menacent l’intégrité de notre organisme.

La réponse est oui.

Malgré toutes les potions, vitamines et diètes offertes pour renforcer le système immunitaire, la science démontre que seul l’exercice permet de l’optimiser. Ses effets sont étudiés sérieusement depuis le début des années quatre-vingt (Exercise Immunology), et des centaines d’études ont décrit les conséquences aiguës et chroniques positives de l’exercice sur notre système de défense.

Par contre, il faut savoir que le surdosage peut aussi avoir un effet négatif (effet immunosuppresseur post-exercice ou IPE).

Effets aigus

Lorsque l’organisme humain est soumis à un effort physique, celui-ci engendre des changements rapides sur la physiologie du corps humain : on parle d’effets aigus. Le système immunitaire répond très rapidement à l’exercice et de façon proportionnelle à l’intensité et la durée de l’effort.

Durant un effort de 60 minutes et moins, les cellules protectrices sont activées et augmentent l’efficacité de notre système de surveillance en étant distribuées plus efficacement du sang vers les organes vitaux, particulièrement vers les poumons. De plus, leur effet « anti-pathogénique » est rehaussé, ce qui les rend plus efficaces à détecter et à détruire les virus, champignons et bactéries nuisibles à notre santé.

Par contre, si la « dose » d’exercice est trop importante, l’effet contraire se produit. Les spécialistes parlent de courbe en « J », une courbe qui définit ce qu’en kinésiologie on nomme l’immunosuppression post-exercice. Cette fenêtre d’immunosuppression peut durer de 3 à 72 heures.

 

Figure 1 : Un exercice modéré rehausse nos défenses face au microbes (ici au niveau des poumons), tandis qu’une dose trop forte les diminue (immunosuppression post-exercice).

 

Effets chroniques

Répétés régulièrement, les séances d’exercices ont un effet qui s’additionne et provoquent des réponses chroniques positives sur le système immunitaire. Entre autres, les conséquences d’un entraînement régulier diminuent l’immunosénescence.  L’immunosénescence est la baisse d’efficacité du système immunitaire liée au vieillissement. L’exercice a même une réponse d’amélioration de l’efficacité des vaccins, particulièrement chez les personnes plus âgées.

Il est très important de comprendre que l’exercice ne nous empêche pas de contracter la Covid-19 si l’on est exposé au SARS-CoV-2. Une bonne condition physique va aider au bon fonctionnement du système immunitaire pour la combattre, tout en diminuant les symptômes et en accélérant le temps de guérison.

En résumé, pour la période de la pandémie

OUI :

1) Exercice cardiovasculaire : Intensité modérée (ou de 3 à 4 sur l’échelle de perception de l’effort, figure 2), d’une durée de moins d’une heure ou d’une durée maximale de 60 % à 75 % du temps d’avant pandémie.  

2) Musculation : Intensité modérée (ou de 3 à 4 sur l’échelle de perception de l’effort), séance de moins d’une heure, sans charge maximale. Visez le maintien de la force et non son développement. Au moins une journée de repos entre deux séances.

NON :

1) Exercice ou activité physique d’une intensité ou d’une durée élevée et(ou) inhabituelle. Vous ne devez pas atteindre un état de fatigue physique élevé.

2) AUCUN exercice ou effort physique inutile en cas de fièvre ou de Covid-19 : les efforts physiques inutiles nuisent à la guérison et pourraient entraîner des conséquences sérieuses.

 

Figure 2 : échelle de perception de l’effort. La zone rouge est proscrite durant la pandémie.

 
Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

Consultations en douleur chronique par téléphone, Skype, Facetime, Zoom : cliquez ici


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Être physiothérapeute au Qatar: C’est comment?

Si vous êtes physiothérapeute (ou kiné pour les Français) et que vous avez déjà envisagé une expérience à l’étranger, laissez-moi vous raconter mon expérience en tant que thérapeute dans le pays le plus riche du monde…

 

 

Le métier de physiothérapeute (l’équivalent d’un kinésithérapeute en France) compte parmi le top 10 des métiers qui rendent le plus heureux. Après tout, il n’y a rien de plus gratifiant que d’aider ses patients à reprendre leurs activités après une blessure, ainsi que de retrouver la confiance perdue en leurs capacités. Un des avantages que procure ce métier formidable est de pouvoir exercer dans n’importe quel pays du monde. Après tout, le mal de dos est un phénomène international qui affecte près de 80% de la population! Si vous avez l’esprit ouvert et êtes de nature curieuse, je suis certain que vous avez déjà pensé travailler hors de vos frontières. Vous avez probablement pensé à l’Europe, l’Australie, le Canada, ou les États-Unis… mais qu’en est-il du Moyen-Orient?

Lorsqu’on évoque cette région du Golfe Persique, la première impression est souvent associée à des bédouins du désert devenus riches grâce au pétrole et au gaz. Vous avez peut-être en tête les hautes tours et les voitures de luxe. Mais qu’en est-il de la vie au quotidien pour un expatrié? Et surtout, qu’en est-il du métier de physiothérapeute dans cette région du monde? Permettez-moi de partager mon expérience au Qatar, ce mystérieux pays voisin de Dubaï qui va accueillir la coupe du monde 2022.

Qui suis-je, et pourquoi j’ai choisi le Qatar pour exercer mon métier de physiothérapeute?

« En 2017, j’ai soudainement eu envie d’aller voir ailleurs. »

Je m’appelle Anas Boukas, physiothérapeute diplômé de l’Université de Montréal depuis 2013. Plusieurs d’entre vous doivent se demander ce qui m’a poussé à quitter un pays accueillant, ouvert d’esprit et regorgeant de magnifiques paysages.

Le Canada – et surtout le Québec où j’ai passé toute ma vie – représente ma terre natale, et la terre d’accueil de mes parents originaires du Maroc. Quant au métier de physiothérapeute à Montréal, il est très respecté au sein de la communauté des professionnels de la santé. Pour vous donner un exemple, n’importe qui peut consulter son physiothérapeute après une blessure, et ce même sans prescription médicale. Le salaire est très raisonnable, et l’environnement dans la plupart des cliniques est propice au développement professionnel.

Mais alors, pourquoi ce changement de vie?!

En 2017, j’ai soudainement eu envie d’aller voir ailleurs. J’étais confortable au sein de ma clinique, mais j’avais besoin d’un nouveau défi. Je suis certain que vous avez déjà partagé ce sentiment de vide. C’est peut-être à ce moment que vous avez demandé de nouvelles responsabilités à votre manager. Ou encore, vous avez carrément débuté une nouvelle recherche d’emploi! Dans mon cas, j’ai toujours eu ce désir de voyager et tenter une aventure à l’étranger. Comme je n’avais pas vraiment de responsabilité familiale, c’était le moment idéal pour réaliser mon rêve!

Mais où aller???

D’abord, il fallait trouver un pays où le métier de physiothérapeute était respecté et valorisé. Ensuite, il fallait trouver un pays où il faisait bon vivre. Idéalement, mon départ devait également me procurer des bénéfices sur le plan financier.

Les États-Unis? Je n’avais pas trop envie de me retrouver dans un pays gouverné par M. Trump.

L’Europe? La situation économique de plusieurs pays n’est pas à son comble, sans parler du froid et des taxes (que je connais trop bien en vivant au Québec!).

L’Australie? La distance avec le Canada (et n’importe quel pays du monde, d’ailleurs!) rendait le voyage moins attirant.

Et pourquoi pas le Moyen-Orient? L’Arabie Saoudite, Qatar, les Émirats, tous ces pays connaissent une croissance économique et démographique intéressante. Sans parler de la belle qualité de vie et des avantages pécuniers. Après mûres réflexions, j’ai donc opté pour cette région du monde dans ma quête d’aventure. Mais encore fallait-il trouver un emploi convenable qui accepterait mes services!

Comment j’ai réussi à avoir un poste de physiothérapeute au Qatar?

Je vous mentirais si je vous disais que ça a été facile de trouver du boulot. Il fut un temps où le Moyen-Orient regorgeait de postes disponibles, si bien que les cliniques offraient des conditions incroyables et très attirantes. Par contre, à mesure que le marché s’est saturé, il devenait de plus en plus difficile d’être embauché. J’ai donc commencé comme tout le monde en soumettant mon CV sur les fameux sites d’emploi. Encore fallait-il le traduire du français à l’anglais (Autant vous avertir, l’Anglais est la langue la plus utilisée avec l’Arabe au Moyen-Orient)! J’ai également rejoint directement les cliniques de la région en soumettant mon CV via leur site Internet. Finalement, j’ai mis à jour mon profil LinkedIn en espérant recevoir des offres à n’en plus finir.

« Le problème, c’est qu’après un mois, je n’avais toujours pas reçu de réponses… »

J’y suis donc allé avec une stratégie différente. J’ai communiqué avec les quelques contacts que j’avais dans la région, en espérant qu’ils puissent soumettre mon CV en main propre et ainsi augmenter mes chances d’être embauché. Là encore, pas de succès!

Pour être honnête avec vous, c’est à ce moment-là j’ai commencé à perdre espoir. Après tout, peut-être que je n’avais pas assez d’expérience, ou que je n’étais tout simplement pas assez qualifié. Ce sentiment d’incompétence et d’impuissance, peut-être l’avez-vous déjà vécu. Si c’est le cas, rappelez-vous de mon histoire, et dites-vous que le travail et la patience finissent toujours par payer.

Le déclic

Boom! Du jour au lendemain, j’ai reçu trois offres d’emploi différentes! Après près de deux mois d’attente, de doutes, de désespoir –et au final, de persévérance– j’avais maintenant l’opportunité de réaliser mon rêve et travailler au Moyen-Orient. Dubaï ou Qatar?

Malgré le salaire beaucoup plus intéressant à Dubaï, j’ai opté pour Doha, la prestigieuse capitale du Qatar.

Pourquoi?

La clinique qatarie me paraissait plus professionnelle, et la vie un peu plus paisible en comparaison avec la fastueuse ville de Dubaï. Petite leçon pour vous: Au lieu de regarder le salaire brut, considérez également le coût de la vie en tant qu’expatrié. Et surtout, ne sacrifiez jamais votre bonheur pour quelques dollars en plus dans votre compte bancaire!

Une fois l’offre d’emploi acceptée, le reste s’est fait de façon naturelle. La procédure administrative peut parfois s’avérer complexe, mais la plupart des cliniques comptent dans leurs rangs un conseiller en ressource humaine. Celui-ci à pour rôle de guider les futurs employés à travers le processus de recrutement. Soumission de diplômes, preuve d’absence de dossier criminel, examen théorique, visa de travail, puis départ pour une nouvelle vie! Enfin!!! Après un très long vol (treize heures entre Montréal et Doha), j’étais finalement au Qatar, la ville de mes rêves. Pour y exercer le métier de mes rêves. Que demander de plus?

Doha, Qatar

La ville de Doha, et la vie en général au Qatar

Aussitôt arrivé, j’ai été subjugué par le «paysage». Non, Doha ne regorge pas de montagnes ou de végétation. Après tout, nous parlons d’un pays en plein milieu du désert! Ce qui m’avait frappé l’époque, c’était la beauté des tours lumineuses (appelées Skyline) qu’on pouvaitt voir depuis la Corniche. Encore aujourd’hui (deux ans plus tard!), je suis toujours ébloui par l’architecture de certains édifices. La température, quant à elle, est clémente près de huit mois par année. Quelle différence par rapport au froid hivernal du Québec! Par contre, la chaleur estivale du désert est tout aussi désagréable qu’un bain de glace. En été, les activités à l’extérieur se résument à rentrer et sortir d’une voiture pour se rendre à destination. Bref, sans air climatisé, impossible de survivre! C’est d’ailleurs pour cette raison que le Qatar devient un pays « fantôme » durant les mois de juillet et août (perso, j’en profite pour retrouver ma famille au Canada, ou profiter des nombreuses destinations touristiques très accessibles aux alentours). Sinon, au quotidien, Doha regorge de cafés et de restaurants sublimes pour tous les goûts. Les musées sont magnifiques et riches d’un point de vue culturel. Les plages, quant à elles, se retrouvent à une distance raisonnable. Il n’est pas rare pour les familles et groupes d’amis de s’y retrouver pour profiter de la mer, faire du camping, ou simplement pour un pique-nique.

Musée au Qatar

« Quant aux expatriés, c’est pour moi LA chose qui rend l’expérience au Qatar aussi unique. »

En ce qui concerne la population, on compte généralement trois types d’individus: les qataris, les expatriés, et les travailleurs (souvent, des ouvriers venus de l’Inde et des environs). En toute honnêteté, le peuple qatari est généralement réservé, et se confond très peu avec les étrangers. Par contre, j’ai été agréablement surpris de la gentillesse et de la générosité de ceux côtoyés dans ma pratique de physiothérapeute. Quant aux expatriés, c’est pour moi LA chose qui rend l’expérience au Qatar aussi unique. On y retrouve des gens de partout dans le monde, et tous viennent avec une ouverture d’esprit remarquable. En tant que Canadien, j’ai rarement rencontré autant d’Européens, sans parler des Australiens et Néo-Zélandais!

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Le métier de physiothérapeute au Qatar 

« Vous n’aurez pas à vous plaindre de l’aspect financier si jamais vous venez exercer au Qatar. »

Jusqu’à présent, je vous ai parlé de Doha et de la vie qatarie. Mais qu’en est-il de mon métier au jour le jour? Pour info, je travaille au «International Physiotherapy Centre» (www.theipcentre.com), une clinique multidisciplinaire ayant une excellente réputation dans la région. Nous avons des médecins, physiothérapeutes, ostéopathes, massothérapeutes, chiropracticiens, psychologues et nutritionnistes. Nous offrons également des cours de Pilates.

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Laissez-moi vous parler de ce que j’adore de mon environnement de travail. D’abord, nous comptons dans nos rangs des thérapeutes de plusieurs pays. Canada, Australie, Irlande, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Afrique du Sud…et j’en passe! Et tous ont eu une éducation de qualité dans leurs pays respectifs. Pouvez-vous imaginer la qualité des échanges que nous avons lors de nos séances de formation continue professionnelle? Personnellement, ma pratique s’est grandement améliorée en côtoyant mes collègues au quotidien.

Le chiropracticien m’a aidé à perfectionner mes manipulations articulaires. L’ostéopathe m’a ouvert les yeux sur une différente façon de voir le corps humain. La massothérapeute m’a partagé sa philosophie sur le relâchement myofascial. Bref, j’ai pu élargir mes horizons et réévaluer ma pratique clinique à la lumière de mes nouveaux apprentissages. Certes, j’ai eu quelques désaccords avec certains thérapeutes à propose de certains sujets (les physiothérapeutes adoptent souvent une approche très scientifique, ce qui peut aller à l’encontre des thérapies dites «alternatives»). Mais je me considère comme un thérapeute plus ouvert d’esprit et plus tolérant depuis que je travaille au Qatar. Et ceci uniquement grâce à mes collègues de travail.

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En ce qui concerne les cours de développement professionnel, je dois avouer avoir été grandement déçu. L’ordre professionnel qui régit la pratique des physiothérapeutes au Qatar (appelé QCHP) n’est pas d’une grande utilité. Les cours proposés sont absolument inutiles, et ils refusent de considérer certains cours reçus à l’étranger (à moins que vous soyez bon négociateur!). Figurez-vous que j’ai dû me taper des cours sur le diabète, l’intelligence émotionnelle, et même le contrôle des infections! Ces heures de formation continue sont nécessaires au renouvèlement de tout diplôme. Voici une petit conseil si jamais vous considérez exercer au Moyen-Orient: Assurez-vous de trouver une clinique qui met l’accent sur le développement professionnel de ses employés!

Bon, continuons l’article sur une note plus positive. Un des éléments qui me fait le plus plaisir avec mon travail, c’est l’impact que j’ai sur mes patients. Malheureusement, il existe énormément de mythes reliés à la santé au sein de la population qatarie. Voici le discours que j’entends régulièrement dans ma pratique:

«J’ai eu mal à l’épaule, donc je me suis gavé de médicaments!».

«Lorsque j’ai eu mal au dos, le médecin m’a fait une injection, puis m’a proposé une chirurgie pour corriger mon disque abimé!».

«J’ai passé une imagerie par résonance magnétique aussitôt que mon genou a commencé à me faire mal!».

Comprenez-vous mon désarroi ? ! En même temps, lorsque j’éduque mes patients sur l’importance de l’exercice physique et l’auto-gestion de la douleur, je constate un réel impact sur leur mode de vie. Cette population, encore plus que le monde occidental où les gens sont davantage éduqués dans le domaine de la santé, a beaucoup de progrès à faire. Et ça me fait du bien d’être une des forces qui permettra de rendre les gens plus proactifs et éduqués au Qatar.

Terminons mon analyse du métier de physiothérapeute en parlant de l’aspect financier. Comme le Qatar n’exige pas de taxes de ses travailleurs, il est beaucoup plus facile d’économiser à la longue. Certes, le coût de la vie peut être élevé, surtout en ce qui concerne le logement et les billets d’avion. Et si vous aimez les restaurants luxueux et les soirées mondaines, vous en aurez pour votre argent ! Mais imaginez tout de même voir la totalité de votre salaire se déverser directement dans votre compte bancaire sans RIEN devoir au gouvernement. Personnellement, j’ai vu mon salaire doubler par rapport à celui du Canada! Et le meilleur pour la fin: les cadeaux! Vous savez probablement que les qataris sont riches. Très riches. Mais ils sont également très généreux et reconnaissants. Dans ma pratique, j’ai reçu des lunettes Tom Ford (pour vous faire une idée, elles ont une valeur de 500$ US!), des vêtements de marques, des parfums de luxe, de la nourriture à tout va, et j’en passe. Un de mes collègues de travail a même reçu un Iphone! Bref, vous n’aurez pas à vous plaindre de l’aspect financier si jamais vous venez exercer au Qatar.

Conclusion, et la suite de ma carrière

Si jamais vous êtes encore en train de lire cet article, vous êtes possiblement un ou une physiothérapeute en quête d’aventure. Vous avez peut-être une situation personnelle ou familiale qui limite les options d’expatriation. Mais si l’occasion se présente, je ne saurais trop souligner combien le jeu en vaut la chandelle! D’abord, vous élargirez vos horizons en adoptant une culture différente de la vôtre. Ceci vous fera réellement grandir sur le plan humain. Ensuite, d’un point de vue professionnel, vous aurez un impact sur une différente population, et pourrez apporter votre expertise dans un contexte distinct. Certes, l’expatriation nécessite une période d’adaptation. Après tout, on quitte ses repères et son environnement social pour s’immerger dans un monde «nouveau». D’ailleurs, le choc est d’autant plus impressionnant lorsqu’on quitte un pays «occidental» pour le Moyen-Orient! Mais je peux vous assurer que cette région du monde représente une excellente opportunité de carrière pour ceux qui n’ont pas peur de l’inconnu.

Et moi, dans tout ça? Je suis très bien là où je suis pour le moment (sans vouloir me vanter, mon logement est situé à l’intérieur d’un « resort » style village vacances!). Le futur ? Je ne me mets pas trop de pression, surtout parce que j’adore l’aventure qatarie. Je sens que j’ai encore plusieurs choses à apprendre au Moyen-Orient, tant sur le plan personnel que professionnel. Il se peut que je poursuive l’aventure dans un autre pays d’ici quelques années. Ou que je retourne au Québec pour y retrouver ma famille et mes «racines». Quoiqu’il en soit, je suis fier d’avoir eu le courage de quitter mon confort pour découvrir le monde. Je vous laisse sur une citation qui m’a toujours marqué, dans l’espoir qu’elle vous fasse réfléchir:

« Trêve de «J’aurais dû faire», «J’aurais pu faire», ou «J’aurais aimé faire». Au final, tu dois dire «J’ai fait». » 

Anas Boukas, physiothérapeute

N’hésitez pas à me joindre (cliquez ici) si jamais vous êtes un ou une physiothérapeute (kinésithérapeute) à la recherche d’aventure. Je suis toujours disponible et ouvert au dialogue!


M. Anas Boukas a obtenu son titre de physiothérapeute après avoir gradué de l’Université de Montréal en 2013. En 2017, il part à l’aventure et transporte sa pratique au Qatar où il œuvre maintenant  au « International Physiotherapy Centre ».

A part sa pratique clinique, Anas travaille à vulgarisation de tout ce qui a trait au mal de dos et à la douleur chronique. Vistez son web spécialisé sur ce sujet : www.lombafit.com.


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Anas Boukas, nouveau blogueur à Bouger pour vaincre la douleur !

Le blog Bouger pour vaincre la douleur devient international avec la venue de M. Anas Boukas, physiothérapeute.

Anas a obtenu son titre de physiothérapeute après avoir obtenu son diplôme de l’Université de Montréal en 2013. En 2017, il part à l’aventure et transporte sa pratique au Qatar où il œuvre maintenant  au « International Physiotherapy Centre ».

À part sa pratique clinique, Anas travaille à la vulgarisation de tout ce qui a trait au mal de dos et à la douleur chronique, et il le fait d’excellente façon. Sa principale réalisation en ce sens est la conception d’un site web spécialisé sur ce sujet : www.lombafit.com.

Le premier article de M. Boukas porte sur son expérience au Qatar : cliquez ici pour le consulter.

Donc, bienvenue Anas et merci de votre contribution à l’avancement de notre compréhension du phénomène de la douleur et à l’amélioration de la condition des personnes qui souffrent.


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Pourquoi le fait d’endurer la douleur l’augmente…

Plusieurs personnes, lorsqu’elles sont aux prises avec une douleur, minimisent l’utilisation des médicaments analgésiques, et ce, pour différentes raisons.

On parle ici d’une douleur modérée ou même sévère, liée à une lésion comme une entorse lombaire, une hernie discale, une arthrose du genou ou une tendinopathie (ce qu’on appelait anciennement une tendinite).

Les raisons pour un tel comportement sont dues le plus souvent soit à la culture ou à des croyances erronées.

Le but du présent texte n’est pas de discuter de ces raisons, mais bien de mettre en lumière que le fait d’endurer une douleur ouvre une porte toute grande ouverte à une douleur chronique.

Gestion de la douleur
 
La stratégie pour vaincre la douleur chronique repose sur deux types de modalités : les modalités actives et les modalités passives. Celles-ci sont toutes les deux importantes. Les médicaments analgésiques font partie des modalités passives. Ils sont nécessaires parce qu’ils permettent un soulagement qui facilite l’initiation aux modalités actives, comme la réadaptation par l’exercice.
 
Porte ouverte à la chronicité
 
L’importance des médicaments en gestion de la douleur commence bien avant que celle-ci devienne persistante. Lors d’une blessure ou au début d’une maladie dégénérative comme l’arthrose, les analgésiques sont d’une importance capitale, non seulement pour protéger la qualité de vie de la personne qui souffre, mais aussi pour prévenir la douleur chronique.

Notre pharmacien, M. Étienne Beauchemin, nous explique pourquoi dans la vidéo suivante :

 

 
Donc, un des plus grands facteurs de risque à la douleur chronique est une douleur nociceptive non contrôlée. Le fait d’omettre de prendre des analgésiques lors d’une affection qui engendre une douleur modérée à intense ouvre toute grande ouverte la porte à la chronicisation de celle-ci. Une douleur nociceptive non diminuée par un ou des analgésiques va sensibiliser le système nerveux central et initier le cycle infernal de la douleur persistante.
 
Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂
 

Psychologie de la douleur avec le Dr Sylvain Gervais

Le Dr Gervais est un des membres de l’équipe de conférenciers de la certification en réadaptation en contexte de douleur chronique qui se déroulera le 30-31 mai et 13-14 juin 2020 au Campus de Longueuil de l’Université de Montréal. Informations : 514 754-3475.


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