Cas clinique 003 : douleur après la période de réadaptation par l’exercice

Cas 003

Votre client / patient comprend et respecte son point d’inflexion de la douleur. Par contre, dans son cas la douleur survient après la période de réadaptation par l’exercice, surtout le soir.

Que faites-vous ?

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Cas clinique # 2 : analgésique et exercice

Cas 002

Votre client souffre de lombalgie chronique. Dégénérescence vertébrale multi-étagée avec hernie discale L4-L5.

Votre client/patient ne veut pas prendre d’analgésique la journée de son programme de réadaptation par l’exercice de peur de « ne pas sentir la douleur » et de se blesser durant le programme.

Que lui dites-vous ?

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Cas clinique # 1: exacerbation de la douleur durant les squats

Cas 001

Votre cliente souffre de lombalgie chronique. Dégénérescence vertébrale multi-étagée, sans hernie discale franche.

Vous avez prescrit un protocole d’exercices comportant des squats exécutés avec de petits haltères. Après 2 sessions, votre cliente vous consulte en vous disant que l’exercice cause une augmentation de la douleur durant l’exécution. Vous lui dites alors que vous allez changer l’exercice pour le remplacer par un autre plus sécuritaire.

Quels sont vos deux erreurs ?


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De Vinci, la douleur et la certification en réadaptation en contexte de douleur chronique.

Pourquoi Léonard de Vinci a été le plus grand génie créateur de tous les temps ?

Parce qu’il a été capable d’étudier et de comprendre plusieurs disciplines et de faire des liens entre elles.

Beaucoup d’entre nous pensons que les professionnels les plus compétents sont ceux et celles qui maîtrisent le plus la discipline dans laquelle ils ou elles ont gradué. Bien que cette maîtrise soit nécessaire, elle n’est pas suffisante pour être dans le «top 5 %» des professionnels en science de la santé ou en sciences de l’exercice.

Tout au long de leur carrière les meilleurs accumulent une connaissance de plus en plus exhaustive des disciplines limitrophes à la leur.

En plus de rester à jour dans leur spécialité, leur formation continue est interdisciplinaire.

C’est le concept que nous vous offrons à l’institut de kinésiologie du Québec : une formation continue interdisciplinaire.

Kinésiologie, ergothérapie, médecine, physiothérapie, sociologie, anthropologie, pharmacie,, la liste est trop longue pour une énumération complète des sciences et disciplines qui seront au menu de nos séminaires, colloques et certifications.

Même si certaines formations auront pour objectif l’approfondissement de notions spécifiques à une science ou une discipline, la pédagogie sera toujours orientée vers l’établissement de liens avec la multiplicité des facteurs affectant la problématique étudiée.

Le concept idéal pour les professionnels du vingt-et-unième siècle.

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Formation pour les GMF : Bouger pour vaincre la douleur

Selon les évidences scientifiques, l’exercice est au centre de la prise en charge de la douleur chronique ;

Les professionnels des groupes de médecine familiale sont les mieux placés pour motiver les patients à inclure l’activité physique à l’arsenal thérapeutique contre la douleur persistante ;

Découvrez comment l’exercice peut aider vos patients à vaincre l’incapacité liée à la douleur persistante.


Conférences midi

Un séminaire d’une heure où nous survolerons les concepts fondamentaux.

Conférence d’une demi journée

Un séminaire de 3 heures où nous approfondirons les notions fondamentales en réadaptation en contexte de douleur chronique.

Colloque d’une journée

Un colloque d’une journée où nous verrons en détails tous les aspects et les outils cliniques relatifs à la réadaptation en contexte de douleur chronique.

Colloque interdisciplinaire sur deux jours

Le Dr Sylvain Gervais, psychologue spécialisé en douleur et M. Étienne Beauchemin, pharmacien, se joindront à Yvan Campbell pour une formation interdisciplinaire en intervention clinique en situation de douleur persistante.

Cliquez ici pour télécharger la brochure.

La réadaptation par l’exercice

Depuis longtemps, on utilise l’exercice pour contrer les blessures et les maladies. Dans bien des situations, l’exercice est une, sinon la seule, modalité permettant un retour aux activités normales de la vie.

L’effet de la réadaptation par l’exercice est basé sur deux phénomènes :

1) le lien entre la capacité physique, l’effort relatif et les symptômes d’une maladie ;

2) l’effet psychophysiologique de l’exercice sur les causes de la maladie.

Capacité physique et effort relatif

L’effort physique est souvent exprimé en pourcentage d’un effort maximal possible pour une tâche spécifique : on parle donc d’effort relatif. L’objectif d’un programme d’exercices est d’augmenter la capacité physique maximale (CPM) pour pouvoir diminuer l’effort relatif. Plus la CPM d’un individu augmente, moins grand est l’effort relatif requis pour effectuer une tâche physique. Par exemple, plus vous augmenterez la force de vos jambes, plus monter un palier d’escalier vous semblera facile.

Figure 1 : Pour une tâche physique donnée, l’effort relatif est inversement proportionnel à la capacité physique maximale (CPM). Plus la capacité physique maximale est élevée, moins l’effort relatif est important pour effectuer ladite tâche.

Effet sur le symptôme

Un symptôme est un signe clinique qui représente une manifestation d’une maladie, tel qu’exprimé et ressenti par un individu : la douleur dans le cas d’un mal de dos, l’angine dans le cas d’une maladie coronarienne ou l’essoufflement dans le cas des maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC). La plupart des symptômes liés à ces affections augmentent en intensité, proportionnellement à l’effort relatif lié à une tâche physique. Même certains problèmes de santé mentale comme l’anxiété peuvent être exacerbés par l’effort (ou la fatigue) lié à la tâche.

Le but d’un programme de réadaptation par l’exercice est donc d’augmenter la capacité physique et d’ainsi réduire, voire éradiquer complètement, la symptomatologie relative à une pathologie. C’est ainsi qu’une personne qui souffre de douleurs à la poitrine causées par une maladie cardiaque sous-jacente verra celles-ci diminuer lors d’un effort physique, ou, qu’un autre individu, asthmatique celui-là, constatera une réduction de l’essoufflement lors de la marche ou de la course à pied.

Figure 2 : Pour une tâche physique donnée, moins grand est l’effort relatif, moins importants sont les symptômes.

Effet psychophysiologique de l’exercice sur les causes de la maladie

L’exercice induit des changements à court et à long terme qui affectent la physiopathologie de plusieurs maladies. Un des exemples les plus spectaculaires a été la démonstration, en 1990, par le Dr Dean Ornish que les blocages dans les artères coronaires responsables de l’angine et des crises cardiaques pouvaient être renversés par l’exercice, un régime végétarien et la gestion du stress.

Sur le plan métabolique, on connaît depuis longtemps les effets de l’activité physique sur le diabète de type 2. En augmentant la sensibilité du récepteur à l’insuline, l’exercice diminue l’excrétion de cette hormone par le pancréas. Lorsqu’un protocole d’exercices est combiné à une diète cétogène, le diabète de type 2 peut même être guéri (voir le texte du Dr Mousseau ou le site du Dr Jason Fung).

En ce qui concerne la dégénérescence discale responsable de l’arthrose vertébrale, on sait maintenant qu’un programme de réadaptation par l’exercice bien conçu peut stopper l’affaiblissement des disques intervertébraux et même provoquer un renforcement des fibres de collagène qui donnent la solidité à ces disques (voir texte).

Pour ce qui est de la santé mentale, de nombreux travaux scientifiques démontrent l’effet positif de l’exercice sur les neurotransmetteurs du système nerveux central. Un protocole d’exercices bien planifié par un professionnel qualifié peut contrer des psychopathologies comme la dépression et les troubles anxieux (voir les ouvrages du Dr John Ratey).

En terminant, sur le plan strictement psychologique, l’exercice agit positivement sur le sentiment de compétence, la confiance et l’estime de soi. Ces effets positifs permettent un renforcement positif et augmentent la motivation intrinsèque liée à l’exercice.

Professionnels de la réadaptation par l’exercice

Cependant, à l’instar des médicaments, l’exercice peut avoir un effet iatrogène, c’est-à-dire une augmentation de la symptomatologie à la suite d’un protocole d’exercices mal planifié. La réadaptation par l’exercice doit être élaborée dans le cadre d’une approche systématique et être encadrée par un professionnel de l’exercice. Au Québec les professionnels de la réadaptation par l’exercice sont les kinésiologues, les thérapeutes en réadaptation physique, les ergothérapeutes et les physiothérapeutes. Certains d’entre eux sont certifiés en douleur chronique (IRDC, SRDC).

Informations : 514 754-3475


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Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

Course à pied : bon ou mauvais pour le dos ?

Qui n’a jamais entendu dire : « courir, ça fait mal au dos » ou « courir, ça tasse les lombaires »? Le raisonnement est simple : la course à pied est une succession de sauts sur une jambe puis sur l’autre, et les chocs qui en résultent endommageraient la colonne vertébrale, en particulier par un amincissement des disques.

J’ai déjà écris là dessus (cliquez ici).  En complément je vous propose un excellent article dans la revue Distance + : cliquez ici


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