Squats : genoux qui dépassent les orteils : dangereux ou non ?

Le squat est un exercice fondamental en réadaptation et en conditionnement physique. Si l’on examine les sites Internet portant sur cet exercice, la plupart prônent que les genoux ne devraient jamais dépasser les orteils.

En révisant la littérature scientifique sur le sujet, on constate qu’il n’existe aucune raison pour laquelle le genou ne devrait pas dépasser le bout du pied. Les études en biomécanique et les experts dans le domaine soutiennent que l’important est de placer le centre de gravité vers le milieu du pied pour assurer la stabilité et une répartition optimale de la charge aux groupements musculaires impliqués.

Les genoux peuvent donc dépasser les orteils, pour autant que le reste du mouvement est bien exécuté et que celui-ci est stable. Par contre, en aucun temps, ni les orteils ni le talon ne doivent lever du sol.

Figure 1 : Lors des squats, les genoux peuvent dépasser les orteils. Il est important que le centre de gravité soit bien réparti sur les appuis assurant la stabilité du mouvement (image : NSCA).

 

Concept le plus important en exercice : le transfert

Le but premier d’un exercice est de transférer les adaptations que l’on acquiert par le biais de cet exercice vers nos activités de vie quotidienne. Celles-ci vont alors devenir plus faciles à exécuter, et la fatigue sera moindre.

Ce concept de transfert est un principe très important en réadaptation et en conditionnement physique. Le concept de transfert implique que si l’on veut améliorer un mouvement comme le lever de charge (une boîte à partir du sol, par exemple), la gestuelle utilisée durant l’exercice doit être la plus semblable possible au mouvement que l’on désire améliorer. Or, on augmente le transfert en choisissant des exercices qui sont biomécaniquement le plus près possible des gestes quotidiens que l’on veut optimiser. On parle alors d’exercices fonctionnels.

Conséquemment, l’intérêt d’exécuter des squats réside dans le fait que ce mouvement est à la base de nombreux gestes que nous exécutons dans nos activités quotidiennes. Le niveau de transfert est donc élevé.

 

Figure 2 : Mieux l’exercice sera choisi (fonctionnel), plus les acquis qui en sont issus seront transférés vers les fonctions que l’on veut améliorer, c’est-à-dire les activités liées au travail, aux loisirs et à la vie quotidienne.

 

Respiration durant le squat

Un autre point créant une certaine confusion concernant le squat est la gestion de la respiration durant le mouvement. La façon correcte de gérer la respiration lorsque l’on fait un squat est de retenir celle-ci durant tout le mouvement. La raison est que la manœuvre augmente la pression abdominale et intrathoracique, stabilisant ainsi la colonne vertébrale.

Certains intervenants craignent que l’augmentation de la pression artérielle engendrée puisse mettre le participant à risque pour sa santé. Par contre, le fait que l’on reprenne son souffle entre les répétitions prévient une augmentation trop élevée de la pression. Donc, pas de risque.

Bon squat !


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Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

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