Expliquer la douleur chronique aux jeunes enfants

Pour soutenir les milliers de parents aux prises avec la douleur chronique, l’Association Québécoise de la Douleur Chronique (AQDC) a collaboré avec l’auteure Isabelle Goupil pour le lancement du conte « Y’a de la visite ! ».

« Cet album jeunesse illustré offre un moyen original aux parents de démystifier ce qu’est la douleur chronique et de faciliter le dialogue avec leurs petits sur les imprévus engendrés par cette réalité. C’est une œuvre de cœur et de sens bénéfique pour les familles et nous la saluons. » affirme Mme Céline Charbonneau, présidente de l’AQDC.« Nous sommes plus d’un million de québécois et québécoises qui, chaque jour, doivent adapter la trajectoire de leur vie pour aller travailler, étudier, vivre, contourner et parfois affronter cette douleur qui envahit notre corps et nos sentiments. Tant de familles souffrent en silence. Un jour, je me suis dit que le partage est la meilleure parade contre la douleur. Alors j’ai imaginé un conte que j’ai intitulé « Y’a de la visite ! », à l’intention de toutes ces familles avec des enfants de 3 à 10 ans dont le quotidien est chamboulé par la douleur toujours présente, souvent invalidante et invisible d’un parent. » déclare Mme Goupil.

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Conférence gratuite du Dr Michel Lorrain

Le Dr Lorrain est très bien placé pour parlé de la douleur chronique : celui-ci est médecin, massothérapeute, et souffre lui-même de spondylite ankylosante.

Dans le cadre de notre groupe d’entraide en douleur chronique, nous aurons le plaisir de l’accueillir parmi nous pour une conférence gratuite le mardi 8 octobre, 18 h 30, à l’hôpital du haut-Richelieu à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le docteur Lorrain s’intéresse particulièrement aux approches thérapeutiques qui reposent sur des assises scientifiques en neurophysiologie de la douleur et en neuroplasticité du cerveau.

il vient de publier un livre : Vivre avec une douleur chronique. Les participants pourront s’en procurer une copie sur place.

Celui-ci nous entretiendra des fondements des mécanismes neurophysiologiques de douleur chroniques et nous expliquera les différentes ressources qui, non seulement diminuent la douleur, mais préviennent aussi ses conséquences morbides sur les activités de la vie quotidienne. Il nous expliquera comment il a apprivoisé sa douleur et comment il a appris à vivre autrement malgré sa présence


On doit considérer la douleur chronique comme une maladie qui nécessite souvent plusieurs démarches thérapeutiques pour contrôler toutes ses composantes, car les médicaments anti-douleurs n’ont pas réponse à tout.

Dr Michel Lorrain


Pour vous inscrire gratuitement (places limitées) : 1-855-230-4198 ou le 514-355-4198

Site web : cliquez ici

Lieu de la conférence :  

Hôpital du Haut Richelieu
920, boul. du Séminaire Nord
St-Jean-sur-Richelieu J3A 1B7
Amphithéâtre B (au sous sol)


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Le surpoids augmente-t-il la douleur chronique ?

Oui.

Et voici pourquoi. Quand on analyse un cas clinique en douleur chronique, il est primordial d’évaluer d’abord trois facteurs : les éléments favorisants, les éléments déclencheurs et les éléments qui favorisent la persistance de la douleur.

Éléments favorisants

Une bonne évaluation clinique doit inclure une revue des facteurs pouvant prédisposer une personne à présenter une douleur persistante. Que ce soit l’installation d’une douleur qui va durer au-delà de la période de guérison normale, dans le cas d’une lésion au système musculosquelettique, ou l’émergence d’une pathologie un peu plus complexe comme la fibromyalgie ou un syndrome douloureux général complexe, la connaissance d’éléments pertinents de l’histoire clinique permettra au clinicien d’élaborer une hypothèse de travail qui pourra l’aider à établir une stratégie efficace.

Par exemple, l’augmentation trop subite du volume d’entraînement chez une coureuse de fond qui s’est retrouvée avec une tendinopathie du tendon d’Achille après quelques semaines de course à pied commandera impérativement une modification du programme d’entraînement.

Éléments déclencheurs

L’établissement des éléments déclencheurs peut être simple : une chute sur une plaque de glace lors d’une entorse lombaire, par exemple. Par contre, le ou les éléments déclencheurs sont souvent difficiles à préciser dans certains cas. Un exemple classique : la fibromyalgie.

Éléments favorisant la persistance de la douleur

Ce dernier pilier de l’évaluation clinique permet de compléter la dynamique de cas. Beaucoup de facteurs qui n’ont rien à voir avec les causes physiopathologiques de la douleur peuvent favoriser sa persistance : le stress, une personnalité anxieuse, la température, un mauvais sommeil, etc. Souvent, ces éléments sont des conséquences liées aux éléments favorisants et déclencheurs.

Un de ces facteurs favorisants fréquemment rencontré est l’augmentation du poids corporel. Les personnes qui souffrent de douleur chronique ont tendance à diminuer leur activité physique (kinésiophobie). La conséquence de ce comportement, normal quand on souffre, est une augmentation de la masse graisseuse et une diminution de la masse musculaire. Or, un des principes en douleur chronique veut que l’intensité de la douleur soit directement proportionnelle à l’effort relatif déployé pour les activités de la vie quotidienne (voir article sur ce principe). Plus le poids corporel augmente, plus toutes les tâches de la vie quotidienne demandent un effort relatif plus important. La douleur est donc d’autant plus augmentée. Figure 1 : L’augmentation de l’effort relatif entraîne l’augmentation de l’intensité de la douleur, telle qu’évaluée sur une échelle visuelle analogique (VAS).

Le phénomène empire souvent le problème car l’augmentation de la douleur fait en sorte que la personne souffrante réduit encore plus ses activités physiques et ceci l’entraîne dans un cercle vicieux.

Réduction du poids corporel

Réduire le poids corporel devient donc important. C’est facile à énoncer mais très difficile à accomplir. Heureusement depuis quelques années, la science a démontré que même si l’exercice est important pour perdre du poids, le succès passe d’abord par une intervention sur le plan de la diète.

Les nouvelles approches visant un meilleur contrôle de l’insuline (régimes “low carb“, régime cétogène, jeûne intermittent) sont très prometteuses.

L’important est d’être bien encadré et d’introduire les nouveaux comportements alimentaires de façon progressive.

Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

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Tendinite : Cinq choses à ne pas faire

La tendinopathie (anciennement tendinite) est une blessure fréquente et la résultante de la surutilisation d’un tendon.

 

Cinq pratiques à éviter lorsque l’on souffre de tendinopathie :

1) Immobiliser l’articulation

Une tendinopathie ne s’améliore pas avec du repos. Le tendon est un tissu extrêmement sensible au mouvement. En l’absence de mouvement, celui-ci perd très rapidement sa capacité à soutenir les tensions qui lui sont imposées. Le tendon devient de plus en plus fragile et, avec le temps, la pathologie peut évoluer vers  une dégradation plus sérieuse du tissu qui peut conduire à la rupture complète du tendon.

Il faut donc stimuler le tendon avec des exercices spécifiques, tout en le protégeant de la surcharge en gérant correctement la douleur durant l’effort.

2) Ignorer la douleur

Persister à utiliser le tendon malgré l’augmentation de la douleur peut sensibiliser le système nerveux central et augmenter l’hyperalgie (une douleur de plus en plus intense pour la même tâche). À force de répéter ce comportement, on aggrave le problème, et la douleur devient chronique. Un programme de réadaptation dans le cas d’une tendinopathie repose sur un système de gestion de la douleur durant l’effort (cliquez ici pour une vidéo sur ce sujet).

3) Étirer le tendon

La professeure Jill Cook, considérée par plusieurs comme l’autorité mondiale en matière de tendinopathie, affirme qu’étirer le tendon augmente les forces de compression sur celui-ci et la manœuvre peut donc empirer la pathologie.

4) Aller trop vite…

Malheureusement, la réadaptation d’un tendon est la plupart du temps longue et demande patience et discipline. Aucun médicament, infiltration ou autre thérapie passive (manipulation, mobilisation, massage, traitement au PRP) ne guérit une tendinopathie.

Les études démontrent que seul un programme d’exercices prescrit par un kinésiologue, ergothérapeute, physiothérapeute ou thérapeute en réadaptation physique peut rétablir la fonction d’un tendon. Les exercices doivent être personnalisés et leur progression doit être soigneusement contrôlée par ces professionnels de la réadaptation.

5) Être pessimiste

Avec un encadrement étroit et de la persévérance, une tendinopathie finit toujours par guérir. Une fois cette étape franchie, votre professionnel vous élaborera un programme de prévention secondaire, c’est-à-dire un programme d’exercices pour prévenir la récidive.

Bon courage !

Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

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Quel est le lien entre la douleur chronique et la fatigue ?

Pourquoi la fatigue peut expliquer une augmentation de votre douleur.

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