Covid-19 et exercice : quoi faire et ne pas faire

Notre système immunitaire constitue notre protection contre les microbes qui peuvent menacer notre santé, incluant le SRAS-CoV-2 (le virus en cause dans la pandémie de Covid-19).

De nombreuses personnes se demandent si l’exercice peut avoir un effet positif contre tous les virus et les bactéries qui menacent l’intégrité de notre organisme.

La réponse est oui.

Malgré toutes les potions, vitamines et diètes offertes pour renforcer le système immunitaire, la science démontre que seul l’exercice permet de l’optimiser. Ses effets sont étudiés sérieusement depuis le début des années quatre-vingt (Exercise Immunology), et des centaines d’études ont décrit les conséquences aiguës et chroniques positives de l’exercice sur notre système de défense.

Par contre, il faut savoir que le surdosage peut aussi avoir un effet négatif (effet immunosuppresseur post-exercice ou IPE).

Effets aigus

Lorsque l’organisme humain est soumis à un effort physique, celui-ci engendre des changements rapides sur la physiologie du corps humain : on parle d’effets aigus. Le système immunitaire répond très rapidement à l’exercice et de façon proportionnelle à l’intensité et la durée de l’effort.

Durant un effort de 60 minutes et moins, les cellules protectrices sont activées et augmentent l’efficacité de notre système de surveillance en étant distribuées plus efficacement du sang vers les organes vitaux, particulièrement vers les poumons. De plus, leur effet « anti-pathogénique » est rehaussé, ce qui les rend plus efficaces à détecter et à détruire les virus, champignons et bactéries nuisibles à notre santé.

Par contre, si la « dose » d’exercice est trop importante, l’effet contraire se produit. Les spécialistes parlent de courbe en « J », une courbe qui définit ce qu’en kinésiologie on nomme l’immunosuppression post-exercice. Cette fenêtre d’immunosuppression peut durer de 3 à 72 heures.

 

Figure 1 : Un exercice modéré rehausse nos défenses face au microbes (ici au niveau des poumons), tandis qu’une dose trop forte les diminue (immunosuppression post-exercice).

 

Effets chroniques

Répétés régulièrement, les séances d’exercices ont un effet qui s’additionne et provoquent des réponses chroniques positives sur le système immunitaire. Entre autres, les conséquences d’un entraînement régulier diminuent l’immunosénescence.  L’immunosénescence est la baisse d’efficacité du système immunitaire liée au vieillissement. L’exercice a même une réponse d’amélioration de l’efficacité des vaccins, particulièrement chez les personnes plus âgées.

Il est très important de comprendre que l’exercice ne nous empêche pas de contracter la Covid-19 si l’on est exposé au SRAS-CoV-2. Une bonne condition physique va aider au bon fonctionnement du système immunitaire pour la combattre, tout en diminuant les symptômes et en accélérant le temps de guérison.

En résumé, pour la période de la pandémie

OUI :

1) Exercice cardiovasculaire : Intensité modérée (ou de 3 à 4 sur l’échelle de perception de l’effort, figure 2), d’une durée de moins d’une heure ou d’une durée maximale de 60 % à 75 % du temps d’avant pandémie.  

2) Musculation : Intensité modérée (ou de 3 à 4 sur l’échelle de perception de l’effort), séance de moins d’une heure, sans charge maximale. Visez le maintien de la force et non son développement. Au moins une journée de repos entre deux séances.

NON :

1) Exercice ou activité physique d’une intensité ou d’une durée élevée et(ou) inhabituelle. Vous ne devez pas atteindre un état de fatigue physique élevé.

2) AUCUN exercice ou effort physique inutile en cas de fièvre ou de Covid-19 : les efforts physiques inutiles nuisent à la guérison et pourraient entraîner des conséquences sérieuses.

 

Figure 2 : échelle de perception de l’effort. La zone rouge est proscrite durant la pandémie.

 
Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

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Être physiothérapeute au Qatar: C’est comment?

Si vous êtes physiothérapeute (ou kiné pour les Français) et que vous avez déjà envisagé une expérience à l’étranger, laissez-moi vous raconter mon expérience en tant que thérapeute dans le pays le plus riche du monde…

 

 

Le métier de physiothérapeute (l’équivalent d’un kinésithérapeute en France) compte parmi le top 10 des métiers qui rendent le plus heureux. Après tout, il n’y a rien de plus gratifiant que d’aider ses patients à reprendre leurs activités après une blessure, ainsi que de retrouver la confiance perdue en leurs capacités. Un des avantages que procure ce métier formidable est de pouvoir exercer dans n’importe quel pays du monde. Après tout, le mal de dos est un phénomène international qui affecte près de 80% de la population! Si vous avez l’esprit ouvert et êtes de nature curieuse, je suis certain que vous avez déjà pensé travailler hors de vos frontières. Vous avez probablement pensé à l’Europe, l’Australie, le Canada, ou les États-Unis… mais qu’en est-il du Moyen-Orient?

Lorsqu’on évoque cette région du Golfe Persique, la première impression est souvent associée à des bédouins du désert devenus riches grâce au pétrole et au gaz. Vous avez peut-être en tête les hautes tours et les voitures de luxe. Mais qu’en est-il de la vie au quotidien pour un expatrié? Et surtout, qu’en est-il du métier de physiothérapeute dans cette région du monde? Permettez-moi de partager mon expérience au Qatar, ce mystérieux pays voisin de Dubaï qui va accueillir la coupe du monde 2022.

Qui suis-je, et pourquoi j’ai choisi le Qatar pour exercer mon métier de physiothérapeute?

« En 2017, j’ai soudainement eu envie d’aller voir ailleurs. »

Je m’appelle Anas Boukas, physiothérapeute diplômé de l’Université de Montréal depuis 2013. Plusieurs d’entre vous doivent se demander ce qui m’a poussé à quitter un pays accueillant, ouvert d’esprit et regorgeant de magnifiques paysages.

Le Canada – et surtout le Québec où j’ai passé toute ma vie – représente ma terre natale, et la terre d’accueil de mes parents originaires du Maroc. Quant au métier de physiothérapeute à Montréal, il est très respecté au sein de la communauté des professionnels de la santé. Pour vous donner un exemple, n’importe qui peut consulter son physiothérapeute après une blessure, et ce même sans prescription médicale. Le salaire est très raisonnable, et l’environnement dans la plupart des cliniques est propice au développement professionnel.

Mais alors, pourquoi ce changement de vie?!

En 2017, j’ai soudainement eu envie d’aller voir ailleurs. J’étais confortable au sein de ma clinique, mais j’avais besoin d’un nouveau défi. Je suis certain que vous avez déjà partagé ce sentiment de vide. C’est peut-être à ce moment que vous avez demandé de nouvelles responsabilités à votre manager. Ou encore, vous avez carrément débuté une nouvelle recherche d’emploi! Dans mon cas, j’ai toujours eu ce désir de voyager et tenter une aventure à l’étranger. Comme je n’avais pas vraiment de responsabilité familiale, c’était le moment idéal pour réaliser mon rêve!

Mais où aller???

D’abord, il fallait trouver un pays où le métier de physiothérapeute était respecté et valorisé. Ensuite, il fallait trouver un pays où il faisait bon vivre. Idéalement, mon départ devait également me procurer des bénéfices sur le plan financier.

Les États-Unis? Je n’avais pas trop envie de me retrouver dans un pays gouverné par M. Trump.

L’Europe? La situation économique de plusieurs pays n’est pas à son comble, sans parler du froid et des taxes (que je connais trop bien en vivant au Québec!).

L’Australie? La distance avec le Canada (et n’importe quel pays du monde, d’ailleurs!) rendait le voyage moins attirant.

Et pourquoi pas le Moyen-Orient? L’Arabie Saoudite, Qatar, les Émirats, tous ces pays connaissent une croissance économique et démographique intéressante. Sans parler de la belle qualité de vie et des avantages pécuniers. Après mûres réflexions, j’ai donc opté pour cette région du monde dans ma quête d’aventure. Mais encore fallait-il trouver un emploi convenable qui accepterait mes services!

Comment j’ai réussi à avoir un poste de physiothérapeute au Qatar?

Je vous mentirais si je vous disais que ça a été facile de trouver du boulot. Il fut un temps où le Moyen-Orient regorgeait de postes disponibles, si bien que les cliniques offraient des conditions incroyables et très attirantes. Par contre, à mesure que le marché s’est saturé, il devenait de plus en plus difficile d’être embauché. J’ai donc commencé comme tout le monde en soumettant mon CV sur les fameux sites d’emploi. Encore fallait-il le traduire du français à l’anglais (Autant vous avertir, l’Anglais est la langue la plus utilisée avec l’Arabe au Moyen-Orient)! J’ai également rejoint directement les cliniques de la région en soumettant mon CV via leur site Internet. Finalement, j’ai mis à jour mon profil LinkedIn en espérant recevoir des offres à n’en plus finir.

« Le problème, c’est qu’après un mois, je n’avais toujours pas reçu de réponses… »

J’y suis donc allé avec une stratégie différente. J’ai communiqué avec les quelques contacts que j’avais dans la région, en espérant qu’ils puissent soumettre mon CV en main propre et ainsi augmenter mes chances d’être embauché. Là encore, pas de succès!

Pour être honnête avec vous, c’est à ce moment-là j’ai commencé à perdre espoir. Après tout, peut-être que je n’avais pas assez d’expérience, ou que je n’étais tout simplement pas assez qualifié. Ce sentiment d’incompétence et d’impuissance, peut-être l’avez-vous déjà vécu. Si c’est le cas, rappelez-vous de mon histoire, et dites-vous que le travail et la patience finissent toujours par payer.

Le déclic

Boom! Du jour au lendemain, j’ai reçu trois offres d’emploi différentes! Après près de deux mois d’attente, de doutes, de désespoir –et au final, de persévérance– j’avais maintenant l’opportunité de réaliser mon rêve et travailler au Moyen-Orient. Dubaï ou Qatar?

Malgré le salaire beaucoup plus intéressant à Dubaï, j’ai opté pour Doha, la prestigieuse capitale du Qatar.

Pourquoi?

La clinique qatarie me paraissait plus professionnelle, et la vie un peu plus paisible en comparaison avec la fastueuse ville de Dubaï. Petite leçon pour vous: Au lieu de regarder le salaire brut, considérez également le coût de la vie en tant qu’expatrié. Et surtout, ne sacrifiez jamais votre bonheur pour quelques dollars en plus dans votre compte bancaire!

Une fois l’offre d’emploi acceptée, le reste s’est fait de façon naturelle. La procédure administrative peut parfois s’avérer complexe, mais la plupart des cliniques comptent dans leurs rangs un conseiller en ressource humaine. Celui-ci à pour rôle de guider les futurs employés à travers le processus de recrutement. Soumission de diplômes, preuve d’absence de dossier criminel, examen théorique, visa de travail, puis départ pour une nouvelle vie! Enfin!!! Après un très long vol (treize heures entre Montréal et Doha), j’étais finalement au Qatar, la ville de mes rêves. Pour y exercer le métier de mes rêves. Que demander de plus?

Doha, Qatar

La ville de Doha, et la vie en général au Qatar

Aussitôt arrivé, j’ai été subjugué par le «paysage». Non, Doha ne regorge pas de montagnes ou de végétation. Après tout, nous parlons d’un pays en plein milieu du désert! Ce qui m’avait frappé l’époque, c’était la beauté des tours lumineuses (appelées Skyline) qu’on pouvaitt voir depuis la Corniche. Encore aujourd’hui (deux ans plus tard!), je suis toujours ébloui par l’architecture de certains édifices. La température, quant à elle, est clémente près de huit mois par année. Quelle différence par rapport au froid hivernal du Québec! Par contre, la chaleur estivale du désert est tout aussi désagréable qu’un bain de glace. En été, les activités à l’extérieur se résument à rentrer et sortir d’une voiture pour se rendre à destination. Bref, sans air climatisé, impossible de survivre! C’est d’ailleurs pour cette raison que le Qatar devient un pays « fantôme » durant les mois de juillet et août (perso, j’en profite pour retrouver ma famille au Canada, ou profiter des nombreuses destinations touristiques très accessibles aux alentours). Sinon, au quotidien, Doha regorge de cafés et de restaurants sublimes pour tous les goûts. Les musées sont magnifiques et riches d’un point de vue culturel. Les plages, quant à elles, se retrouvent à une distance raisonnable. Il n’est pas rare pour les familles et groupes d’amis de s’y retrouver pour profiter de la mer, faire du camping, ou simplement pour un pique-nique.

Musée au Qatar

« Quant aux expatriés, c’est pour moi LA chose qui rend l’expérience au Qatar aussi unique. »

En ce qui concerne la population, on compte généralement trois types d’individus: les qataris, les expatriés, et les travailleurs (souvent, des ouvriers venus de l’Inde et des environs). En toute honnêteté, le peuple qatari est généralement réservé, et se confond très peu avec les étrangers. Par contre, j’ai été agréablement surpris de la gentillesse et de la générosité de ceux côtoyés dans ma pratique de physiothérapeute. Quant aux expatriés, c’est pour moi LA chose qui rend l’expérience au Qatar aussi unique. On y retrouve des gens de partout dans le monde, et tous viennent avec une ouverture d’esprit remarquable. En tant que Canadien, j’ai rarement rencontré autant d’Européens, sans parler des Australiens et Néo-Zélandais!

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Le métier de physiothérapeute au Qatar 

« Vous n’aurez pas à vous plaindre de l’aspect financier si jamais vous venez exercer au Qatar. »

Jusqu’à présent, je vous ai parlé de Doha et de la vie qatarie. Mais qu’en est-il de mon métier au jour le jour? Pour info, je travaille au «International Physiotherapy Centre» (www.theipcentre.com), une clinique multidisciplinaire ayant une excellente réputation dans la région. Nous avons des médecins, physiothérapeutes, ostéopathes, massothérapeutes, chiropracticiens, psychologues et nutritionnistes. Nous offrons également des cours de Pilates.

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Laissez-moi vous parler de ce que j’adore de mon environnement de travail. D’abord, nous comptons dans nos rangs des thérapeutes de plusieurs pays. Canada, Australie, Irlande, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Afrique du Sud…et j’en passe! Et tous ont eu une éducation de qualité dans leurs pays respectifs. Pouvez-vous imaginer la qualité des échanges que nous avons lors de nos séances de formation continue professionnelle? Personnellement, ma pratique s’est grandement améliorée en côtoyant mes collègues au quotidien.

Le chiropracticien m’a aidé à perfectionner mes manipulations articulaires. L’ostéopathe m’a ouvert les yeux sur une différente façon de voir le corps humain. La massothérapeute m’a partagé sa philosophie sur le relâchement myofascial. Bref, j’ai pu élargir mes horizons et réévaluer ma pratique clinique à la lumière de mes nouveaux apprentissages. Certes, j’ai eu quelques désaccords avec certains thérapeutes à propose de certains sujets (les physiothérapeutes adoptent souvent une approche très scientifique, ce qui peut aller à l’encontre des thérapies dites «alternatives»). Mais je me considère comme un thérapeute plus ouvert d’esprit et plus tolérant depuis que je travaille au Qatar. Et ceci uniquement grâce à mes collègues de travail.

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En ce qui concerne les cours de développement professionnel, je dois avouer avoir été grandement déçu. L’ordre professionnel qui régit la pratique des physiothérapeutes au Qatar (appelé QCHP) n’est pas d’une grande utilité. Les cours proposés sont absolument inutiles, et ils refusent de considérer certains cours reçus à l’étranger (à moins que vous soyez bon négociateur!). Figurez-vous que j’ai dû me taper des cours sur le diabète, l’intelligence émotionnelle, et même le contrôle des infections! Ces heures de formation continue sont nécessaires au renouvèlement de tout diplôme. Voici une petit conseil si jamais vous considérez exercer au Moyen-Orient: Assurez-vous de trouver une clinique qui met l’accent sur le développement professionnel de ses employés!

Bon, continuons l’article sur une note plus positive. Un des éléments qui me fait le plus plaisir avec mon travail, c’est l’impact que j’ai sur mes patients. Malheureusement, il existe énormément de mythes reliés à la santé au sein de la population qatarie. Voici le discours que j’entends régulièrement dans ma pratique:

«J’ai eu mal à l’épaule, donc je me suis gavé de médicaments!».

«Lorsque j’ai eu mal au dos, le médecin m’a fait une injection, puis m’a proposé une chirurgie pour corriger mon disque abimé!».

«J’ai passé une imagerie par résonance magnétique aussitôt que mon genou a commencé à me faire mal!».

Comprenez-vous mon désarroi ? ! En même temps, lorsque j’éduque mes patients sur l’importance de l’exercice physique et l’auto-gestion de la douleur, je constate un réel impact sur leur mode de vie. Cette population, encore plus que le monde occidental où les gens sont davantage éduqués dans le domaine de la santé, a beaucoup de progrès à faire. Et ça me fait du bien d’être une des forces qui permettra de rendre les gens plus proactifs et éduqués au Qatar.

Terminons mon analyse du métier de physiothérapeute en parlant de l’aspect financier. Comme le Qatar n’exige pas de taxes de ses travailleurs, il est beaucoup plus facile d’économiser à la longue. Certes, le coût de la vie peut être élevé, surtout en ce qui concerne le logement et les billets d’avion. Et si vous aimez les restaurants luxueux et les soirées mondaines, vous en aurez pour votre argent ! Mais imaginez tout de même voir la totalité de votre salaire se déverser directement dans votre compte bancaire sans RIEN devoir au gouvernement. Personnellement, j’ai vu mon salaire doubler par rapport à celui du Canada! Et le meilleur pour la fin: les cadeaux! Vous savez probablement que les qataris sont riches. Très riches. Mais ils sont également très généreux et reconnaissants. Dans ma pratique, j’ai reçu des lunettes Tom Ford (pour vous faire une idée, elles ont une valeur de 500$ US!), des vêtements de marques, des parfums de luxe, de la nourriture à tout va, et j’en passe. Un de mes collègues de travail a même reçu un Iphone! Bref, vous n’aurez pas à vous plaindre de l’aspect financier si jamais vous venez exercer au Qatar.

Conclusion, et la suite de ma carrière

Si jamais vous êtes encore en train de lire cet article, vous êtes possiblement un ou une physiothérapeute en quête d’aventure. Vous avez peut-être une situation personnelle ou familiale qui limite les options d’expatriation. Mais si l’occasion se présente, je ne saurais trop souligner combien le jeu en vaut la chandelle! D’abord, vous élargirez vos horizons en adoptant une culture différente de la vôtre. Ceci vous fera réellement grandir sur le plan humain. Ensuite, d’un point de vue professionnel, vous aurez un impact sur une différente population, et pourrez apporter votre expertise dans un contexte distinct. Certes, l’expatriation nécessite une période d’adaptation. Après tout, on quitte ses repères et son environnement social pour s’immerger dans un monde «nouveau». D’ailleurs, le choc est d’autant plus impressionnant lorsqu’on quitte un pays «occidental» pour le Moyen-Orient! Mais je peux vous assurer que cette région du monde représente une excellente opportunité de carrière pour ceux qui n’ont pas peur de l’inconnu.

Et moi, dans tout ça? Je suis très bien là où je suis pour le moment (sans vouloir me vanter, mon logement est situé à l’intérieur d’un « resort » style village vacances!). Le futur ? Je ne me mets pas trop de pression, surtout parce que j’adore l’aventure qatarie. Je sens que j’ai encore plusieurs choses à apprendre au Moyen-Orient, tant sur le plan personnel que professionnel. Il se peut que je poursuive l’aventure dans un autre pays d’ici quelques années. Ou que je retourne au Québec pour y retrouver ma famille et mes «racines». Quoiqu’il en soit, je suis fier d’avoir eu le courage de quitter mon confort pour découvrir le monde. Je vous laisse sur une citation qui m’a toujours marqué, dans l’espoir qu’elle vous fasse réfléchir:

« Trêve de «J’aurais dû faire», «J’aurais pu faire», ou «J’aurais aimé faire». Au final, tu dois dire «J’ai fait». » 

Anas Boukas, physiothérapeute

N’hésitez pas à me joindre (cliquez ici) si jamais vous êtes un ou une physiothérapeute (kinésithérapeute) à la recherche d’aventure. Je suis toujours disponible et ouvert au dialogue!


M. Anas Boukas a obtenu son titre de physiothérapeute après avoir gradué de l’Université de Montréal en 2013. En 2017, il part à l’aventure et transporte sa pratique au Qatar où il œuvre maintenant  au « International Physiotherapy Centre ».

A part sa pratique clinique, Anas travaille à vulgarisation de tout ce qui a trait au mal de dos et à la douleur chronique. Vistez son web spécialisé sur ce sujet : www.lombafit.com.


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Anas Boukas, nouveau blogueur à Bouger pour vaincre la douleur !

Le blog Bouger pour vaincre la douleur devient international avec la venue de M. Anas Boukas, physiothérapeute.

Anas a obtenu son titre de physiothérapeute après avoir obtenu son diplôme de l’Université de Montréal en 2013. En 2017, il part à l’aventure et transporte sa pratique au Qatar où il œuvre maintenant  au « International Physiotherapy Centre ».

À part sa pratique clinique, Anas travaille à la vulgarisation de tout ce qui a trait au mal de dos et à la douleur chronique, et il le fait d’excellente façon. Sa principale réalisation en ce sens est la conception d’un site web spécialisé sur ce sujet : www.lombafit.com.

Le premier article de M. Boukas porte sur son expérience au Qatar : cliquez ici pour le consulter.

Donc, bienvenue Anas et merci de votre contribution à l’avancement de notre compréhension du phénomène de la douleur et à l’amélioration de la condition des personnes qui souffrent.


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Pourquoi le fait d’endurer la douleur l’augmente…

Plusieurs personnes, lorsqu’elles sont aux prises avec une douleur, minimisent l’utilisation des médicaments analgésiques, et ce, pour différentes raisons.

On parle ici d’une douleur modérée ou même sévère, liée à une lésion comme une entorse lombaire, une hernie discale, une arthrose du genou ou une tendinopathie (ce qu’on appelait anciennement une tendinite).

Les raisons pour un tel comportement sont dues le plus souvent soit à la culture ou à des croyances erronées.

Le but du présent texte n’est pas de discuter de ces raisons, mais bien de mettre en lumière que le fait d’endurer une douleur ouvre une porte toute grande ouverte à une douleur chronique.

Gestion de la douleur
 
La stratégie pour vaincre la douleur chronique repose sur deux types de modalités : les modalités actives et les modalités passives. Celles-ci sont toutes les deux importantes. Les médicaments analgésiques font partie des modalités passives. Ils sont nécessaires parce qu’ils permettent un soulagement qui facilite l’initiation aux modalités actives, comme la réadaptation par l’exercice.
 
Porte ouverte à la chronicité
 
L’importance des médicaments en gestion de la douleur commence bien avant que celle-ci devienne persistante. Lors d’une blessure ou au début d’une maladie dégénérative comme l’arthrose, les analgésiques sont d’une importance capitale, non seulement pour protéger la qualité de vie de la personne qui souffre, mais aussi pour prévenir la douleur chronique.

Notre pharmacien, M. Étienne Beauchemin, nous explique pourquoi dans la vidéo suivante :

 

 
Donc, un des plus grands facteurs de risque à la douleur chronique est une douleur nociceptive non contrôlée. Le fait d’omettre de prendre des analgésiques lors d’une affection qui engendre une douleur modérée à intense ouvre toute grande ouverte la porte à la chronicisation de celle-ci. Une douleur nociceptive non diminuée par un ou des analgésiques va sensibiliser le système nerveux central et initier le cycle infernal de la douleur persistante.
 
Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂
 

Psychologie de la douleur avec le Dr Sylvain Gervais

Le Dr Gervais est un des membres de l’équipe de conférenciers de la certification en réadaptation en contexte de douleur chronique qui se déroulera le 30-31 mai et 13-14 juin 2020 au Campus de Longueuil de l’Université de Montréal. Informations : 514 754-3475.


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