L’outil le plus sous-estimé en douleur chronique

On investit énormément de temps, d’énergie et d’argent pour se débarrasser de la douleur chronique. Comme je l’ai déjà expliqué, la solution pour vaincre la douleur chronique repose sur une combinaison de modalités actives et passives.

La modalité active la plus sous-estimée est l’entraide. L’entraide est le troisième E de la triade Exercice, Éducation et Entraide (cliquez ici pour réviser ce concept).

Groupes d’entraide

Les personnes qui forment un groupe d’entraide en douleur chronique le font pour s’aider elles-mêmes, mais la force du concept est qu’elles le font en aidant les autres participants du groupe. Les bénéfices spécifiques liés à un groupe d’entraide sont impossibles à obtenir autrement que par cette interaction avec d’autres personnes, parce que la crédibilité d’une autre personne qui vit le même problème crée un élément thérapeutique qu’aucun professionnel ne peut fournir, même avec une grande expertise dans le domaine.

Normalisation

Une des premières constatations lors de l’adhésion à un tel groupe est que l’on n’est pas seul à vivre la panoplie d’émotions, de comportements et de questionnements lorsque l’on est aux prises avec une douleur persistante. Le ou la participante au groupe réalise que ces phénomènes sont « normaux » dans le cadre d’une douleur chronique, ce qui peut être rassurant lorsque l’on se retrouve isolé sans points de repères.

Dédramatisation 

De trop nombreuses personnes pensent encore que le diagnostic de douleur chronique équivaut à une condamnation, parce que celle-ci est soi-disant incurable. L’éducation reçue dans le groupe et, surtout, les témoignages des personnes qui ont vaincu la douleur et qui vivent maintenant une vie tout à fait normale leur prouvent qu’il n’en est rien. Un groupe d’entraide a donc une fonction de dédramatisation en recadrant la personne qui en fait partie face à un pronostic positif ; en somme, en rallumant la flamme de l’espoir.

Autres bénéfices 

Beaucoup d’autres avantages sont liés à ce genre d’activité de partage, notamment :

  • Les membres d’un groupe d’entraide parlent non seulement de leurs difficultés, mais aussi de la façon d’améliorer leur qualité de vie1. Le partage de stratégies avérées efficaces est une composante importante du groupe ;
  • La création d’autres liens amicaux. Certains membres choisissent de se rencontrer non seulement lors des réunions prévues, mais aussi dans un autre cadre. Les participants deviennent des « frères ou soeurs d’armes » dans le cadre de leur lutte contre la douleur chronique ;
  • Les séances de groupe brisent l’isolement ;
  • Les membres peuvent entrevoir les éléments positifs de leur situation ;
  • On y trouve soutien et réconfort, particulièrement dans les moments de « crise » ;
  • Le groupe aide ses membres à comprendre leurs émotions et à trouver les moyens de traiter celles-ci de façon constructive.

 

« Les organismes qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas les plus forts, ce sont ceux qui arrivent à coopérer. »

 

  1. http://www.capsante-outaouais.org/content/les-m%C3%A9canismes-de-lentraide

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Merci à Mme Diane Simard pour la correction des textes 🙂

2 réflexions sur “L’outil le plus sous-estimé en douleur chronique

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