La fibromyalgie : est-ce vraiment une maladie ?

La fibromyalgie, ou le Syndrome Polyalgique Idiopathique diffus (SPID) est un syndrome reconnu depuis 1992 par l’organisation mondiale de la santé.

Le syndrome de fibromyalgie est caractérisé par une douleur corporelle diffuse qui s’accompagne de fatigue, de troubles du sommeil, de changements neurocognitifs et de perturbations de l’humeur. Le diagnostic de la FM repose sur l’histoire de cas et l’examen physique, et ce, sans examens diagnostiques de confirmation. Bien qu’auparavant les médecins utilisaient la présence de 11 points sensibles douloureux sur 18 sites prédéterminés pour faire le diagnostic, cette procédure s’est révélée inefficace et n’est plus considérée comme un critère diagnostique (Fitzcharles, 2012).

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Les causes

Les causes de la fibromyalgie sont mal définies. Par contre on s’entend sur le fait que la fibromyalgie est une maladie qui origine probablement du système nerveux central et périphérique. Chez les fibromyalgiques le système nerveux est hypersensible à la douleur. Alors qu’autrefois on pensait que la fibromyalgie était une affection qui relevait de la psychiatrie, maintenant les chercheurs ont identifié des mécanismes neurophysiologiques qui seraient en cause dans ce syndrome. Un exemple, le chercheur Serge Marchand a de façon expérimentale identifié qu’un mécanisme neurologique qui habituellement «freine» la douleur (contrôle inhibiteur diffus nociceptif ou CIDN) est déficient chez l’individu souffrant de fibromyalgie (voir l’étude).  Reste à savoir le lien entre douleur persistante, les troubles cognitifs (mémoire et concentration) et les troubles de l’humeur.

 

Les solutions

La recherche des dernières années pointe vers une solution comportant trois piliers :

1) l’éducation

Souvent négligée, l’éducation est très importante et peut même réduire la douleur et l’incapacité dans tous les cas de douleur persistante (cliquez ici).

2) l’exercice

Un programme d’exercice avec une architecture spécifique est une modalité impérative. Par contre, il faut être prudent. Un programme mal conçu peut empirer le phénomène de  douleur persistante (cliquer ici pour comprendre pourquoi).

La crainte de la douleur et de l’activité physique (kinésiophobie) signalée par presque 40 % des patients aux prises avec la FM, est associée à un accroissement de l’incapacité fonctionnelle, des manifestations dépressives et de l’intensité de la douleur. (Turk & coll, 2004). Il est donc primordial de procéder à un programme de désensibilisation à la kinésiophobie avant de débuter un programme d’exercices thérapeutiques si  l’évaluation clinique a montré la présence du syndrome de peur-évitement.

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“L’enseignement et la participation active tout comme d’insister sur le fait que l’activité physique « n’est pas dangereuse », devraient constituer la pierre angulaire du traitement.” (Fitzcharles, 2012)

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3) les médicaments

La stratégie pharmacologique est fondamentale et aide à l’implantation du programme d’exercices. Des composées comme la Prégabaline (Lyrica) et les Inhibiteur sélectif de la Sérotonine sont efficaces pour agir sur la douleur et sur le trouble de l’humeur.

 

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