La musculation chez les jeunes

tx-enfantsS’il est un domaine de controverse en sciences de l’exercice, c’est bien la question de l’efficacité et du danger potentiel de la musculation chez les jeunes et en particulier chez les préadolescents.

L’opinion de la communauté scientifique a beaucoup évolué au cours des 30 dernières années en ce qui a trait à l’entraînement en musculation chez les jeunes. Alors qu’autrefois on considérait la musculation comme inutile et même dangereuse pour les jeunes athlètes, elle est aujourd’hui considérée de plus en plus comme essentielle dans un programme de développement sportif. Ce phénomène est dû en majeure partie aux études de plus en plus nombreuses qui ont été faites sur le sujet. Présentement, cette littérature scientifique fait état de l’augmentation de la performance, autant chez les enfants d’âges  scolaire précoce (6-7 ans à la puberté) que chez les pré-adolescent et les adolescents, dans diverses disciplines pouvant être reliée directement à la musculation. 

L’entraînement de la force : dangereux ?

Il semble y avoir un consensus à l’effet que l’entraînement de la force ne représente pas une activité particulièrement risquée pour le système musculosquelettique des enfants lorsque les activités sont présentées de façon progressive et qu’elles sont adéquatement supervisées. En fait, l’entraînement de la force pourrait contribuer à prévenir certains types de blessures chez les jeunes en renforçant les muscles autour des articulations et en renforçant la densité osseuse.

Comme pour tout autre sport il faut être vigilant : La capacité de l’appareil locomoteur à supporter un effort est un facteur limitatif dans l’entraînement de l’enfant et de l’adolescent, car les os, ligaments et les muscles sont en pleine croissance et n’ont pas encore la résistance de celle des adultes.

L’entraînement de la force : efficace ou non ?

On a longtemps pensé que l’effet de l’entraînement de la force était inefficace avant la puberté. Cependant, la plupart des études menées depuis le milieu des années 1980 et qui ont incorporé des charges élevées ou modérées et contrôlé les effets de la croissance et de l’amélioration de certaines habiletés motrices dans l’expression de la force, indiquent qu’il est possible de développer cette qualité de façon significative avant et après l’adolescence.

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Qu’est-ce que le fameux VO2 max ?

L’organisme humain puise son énergie à partir à partir d’éléments qu’il tire de son environnement : les graisses, les sucres, les protéines et l’oxygène. La transformation de ces carburants se fait à travers deux filières énergétiques (séries de réactions chimiques produisant de l’énergie) : la filière anaérobique et la filière aérobie. La filière aérobie est celle dont la «recette» inclut l’oxygène et est particulièrement importante parce qu’elle nous permet les efforts de longue durée et parce qu’elle est un facteur déterminant de la récupération.

Les trois déterminants de la filière aérobie sont la PAM (puissance aérobie maximum), l’endurance aérobie et l’efficacité mécanique.
La PAM est la puissance mécanique maximum qu’un organisme humain peut générer en utilisant la filière aérobie et elle est habituellement représentée par la quantité d’oxygène consommée par kilogramme de poids corporel par minute (mlO2•kg-¹•min-¹) lors de cet effort maximum : le VO2 max (volume d’oxygène maximum). Elle représente donc la mesure par excellence de la filière aérobie chez les non-sportifs. Selon les spécialistes en physiologie de l’effort, c’est aussi le meilleur indicateur de la condition physique générale d’un individu.

vo2 max


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HIT ou entraînement par intervalles ?

Depuis quelque temps on parle beaucoup du HIT (High Intensity Training) dans le monde du conditionnement physique. En fait, le HIT est un nouveau «branding» pour un mode d’entraînement cardiorespiratoire qui a toujours existé : l’entraînement par intervalles !

Le principe est d’alterner des périodes d’efforts intenses à des intervalles de repos relatif. Aux cours d’expériences effectuées au début des années 60 le professeur Per-Olof Åstrand, le père de la physiologie de l’exercice, avait prouvé qu’il était possible d’administrer une quantité totale d’efforts intenses plus grande lors d’un entraînement par intervalles que lors d’un entraînement à intensité continue.

Cette découverte était fondamentale car de tous les paramètres de charge (mode, fréquence, durée, intensité) c’est l’intensité qui a le plus d’effet significatif sur la capacité aérobie maximum (le VO² max), le plus important des trois composantes de l’état de la filière énergétique aérobie (les deux autres étant l’endurance aérobie et l’efficience mécanique).

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