L’importance de la prise en charge rapide suite à une blessure

Excellent texte de mon collègue physiothérapeute Mickael Vachon de Physio Extra.

Début janvier. La température ressentie avec le vent oscille autour de -30°C. Sur un trottoir glissant près de chez vous, austérité oblige, la ville rationne le sel, vous marchez rapidement avec pour seule intention celle de rentrer vous réchauffer. Un moment d’inadvertance ou une plaque de glace… une chute… une soudaine douleur au dos et à la hanche. Une saison de ski foutue.

Comment reconnaitre une blessure ?

On reconnaît une blessure par l’apparition de plusieurs éléments. Ces signes et symptômes varient en fonction du degré de l’atteinte et peuvent inclure : douleur, œdème (enflure) apparaissant habituellement rapidement, rougeur, chaleur, ecchymose (coloration bleutée) apparaissant dans une période de 48h, diminution des capacités fonctionnelles (mouvements de l’articulation, marche, sports, etc.).

On m’a dit de me reposer et d’attendre que la douleur parte d’elle-même…

Faux !

Le repos complet est en fait un des éléments les plus néfastes à la réadaptation. Il a été démontré qu’une atrophie musculaire se produit rapidement et que des cellules graisseuses s’infiltrent à l’intérieur des muscles. Cela a pour effet de réduire votre force musculaire et l’efficacité de l’activation de vos muscles. Une diminution de la densité osseuse est aussi observable à moyen / long terme. En plus d’avoir des effets sur le système musculosquelettique, un repos au lit aussi banal que 24h à 72h a des effets néfastes sur le système cardiovasculaire (diminution du volume sanguin et diminution de l’endurance à l’effort en lien avec une augmentation de la consommation d’oxygène par les tissus).

Que faire alors ?

Pour guérir adéquatement, les tissus ont besoin de stimulation. Des exercices spécifiques peuvent donc renverser cette évolution défavorable. Les études prouvent qu’une prise en charge rapide (inférieure à 72h) par un professionnel de la santé diminue l’intensité de la douleur et l’incapacité résultante à la suite d’une blessure après 6 mois.   Le meilleur conseil est donc celui-ci : consultez rapidement ! Peu importe le type d’approche, les traitements effectués dans les 4 premières semaines suivants une blessure seront plus efficaces que ceux fait par la suite. De plus, les autres articulations et tissus à proximité se seront moins adaptés à la blessure (ce que nous appelons compensations) et le thérapeute aura donc moins de régions à traiter.

Recommandations et conseils

Au cours des 3 à 5 premiers jours, le protocole de traitement approprié peut être résumé avec l’acronyme POLICE :

P : Protéger l’articulation affectée en limitant les mouvements douloureux. On parle ici d’un repos relatif (exemple : si vous avez mal au dos en vous penchant, rien ne vous empêche d’aller prendre une petite marche)

OL : Mise en charge optimale selon tolérance avec l’aide de béquilles ou canne au besoin (Optimal Loading)

I : Appliquer de la glace sur la région atteinte 20 à 30 minutes aux deux heures pour un meilleur contrôle de la douleur. Toujours utiliser une serviette humide entre la source de froid et la peau. (Ice) (comme vous l’avez vu dans un article précédent, ce point est actuellement controversé : http://physioextra.ca/la-glace-les-anti-inflammatoires-utile-ou-nuisible-la-guerison/ )

C : Si possible, appliquer une compression sur la zone enflée à l’aide d’un bandage élastique ou autre (jusqu’à 10 cm au-dessus de la zone atteinte. Attention à ne pas créer un garrot !

E : Élévation, maintenir la zone affectée dans une position plus haute que le cœur. En phase subaigüe (2 à 14 jours), il est conseillé de débuter les mobilisations actives douces de la région atteinte, de contracter modérément les muscles de la région pour activer la pompe musculaire et favoriser la circulation sanguine et de débuter l’utilisation du membre affecté dans certaines activités douces. Afin d’accélérer la guérison et de prévenir les complications liées à une blessure mal ou non traitée, la prise en charge par un physiothérapeute à l’intérieur des 72 premières heures est fortement recommandée. En plus de procéder à l’évaluation spécifique de votre blessure, il effectuera le traitement approprié et vous conseillera afin d’optimiser votre guérison et vous aider dans votre retour au travail ou retour au sport de façon à ce que votre réactivation soit sécuritaire.

Au fait, saviez-vous qu’il est possible de consulter en physiothérapie sans référence médicale ? Vous sauverez de longues heures à l’urgence ainsi.


 

60 ans ? attention à la sarcopénie !

En kinésiologie, le suivi des clients est différent selon l’âge. Alors qu’au cours des quatrième et cinquième décades le focus est sur la prévention des maladies coronariennes et des syndromes métaboliques (diabètes, obésité), la soixantaine marque le coup d’envoi pour l’établissement de stratégies visant à préserver l’autonomie fonctionnelle. La clé pour cette étape est la prévention de la sarcopénie.

Définition

La sarcopénie est une perte de la masse musculaire liée à une augmentation de la masse grasse . Ce phénomène est associé au vieillissement. En effet, de 10 % à 24 % de la population âgée de 65 à 70 ans en est affectée, cette prévalence grimpant à 30 % après 80 ans. Cet état contribue à une augmentation de l’incapacité fonctionnelle dans les activités de la vie quotidienne, à la hausse des risques de chute, du syndrome de fragilité et de l’état de dépendance.

sarcopénie

Figure 1 : comparaison entre un groupement musculaire normal à gauche et un groupement musculaire sarcopénique à droite. A noter l’infiltrat de cellules adipeuses dans ce dernier.

Causes et conséquences

La sarcopénie découle d’une réduction et d’une atrophie des fibres musculaires de type II (fibres puissantes), tandis que les fibres de type I (fibres endurantes) ne sont à peu près pas touchées. La diminution de 25 à 50 % du nombre de motoneurones alpha de grande taille (qui innervent les fibres de type II), l’inactivité physique et une diminution de la synthèse protéique musculaire combinée à une augmentation de la protéolyse sont les causes de cette dégénérescence des fibres de type II.
Le phénomène commence relativement tôt mais demeure non significatif sur le plan clinique jusqu’à 50 ou 60 ans. A partir de la cinquième décade, les mouvements en puissance seront évidemment affectés en premier (importants en situation de déséquilibre), alors que les gestes sollicitant la force musculaire maximale (soulèvement d’une chaise, par exemple) le seront plus tard.

Solutions

La meilleure façon d’éviter la sarcopénie est de faire un suivi systématique de la composition corporelle à chaque année. Des mesures anthropométriques de mesure de la masse grasse versus la masse non-grasse peuvent être faites en cabinet avec une kinésiologue en environ 15 minutes. Un programme d’exercices spécialisés pourra être élaboré si une perte de masse musculaire est détectée.


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La chirurgie bariatrique, de la magie pour l’activité physique ?

Pas encourageant !!!

Avatar de librespriActivités physiques (adaptées)...

bunkAprès avoir traité de l’activité physique (AP) chez les candidats à une chirurgie bariatrique, posons-nous la question de l’après, du post-opératoire. On pourrait penser que l’opération entraine un déclic dans les habitudes des personnes, terme que l’on retrouve sous la forme de ‘teachable moment’ en anglais. Mais cela ne semble pas être le cas pour l’activité physique.
Chapman et al., (2014) ont demandé à 40 adultes australiens ayant subi une chirurgie bariatrique dans les 14 à 18 mois de porter deux accéléromètres durant 7 jours. La proportion de sédentarité, d’AP faible, modérée et élevée durant le temps d’éveil était la suivante : 72% ± 12%, 22% ± 9%, 5% ± 3% and 0% ± 0%.La moitié des moments de sédentarité était de plus de 30 minutes et plus de la moitié des temps liés à l’AP étaient de moins de 10 minutes.

Même si l’échantillon est…

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Principe # 1 pour réussir sa remise en forme

Débuter un programme de remise en forme est donc une très bonne idée. Par contre, les données statistiques montrent que très peu de gens intègrent le conditionnement physique à long terme. 50 % ont abandonné après 6 mois (figure 1).

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Figure 1 : plus de 50 % des gens abandonnent leur programme de conditionnement physique avant 6 mois
 

Heureusement la science et la pratique montre qu’il est possible de persévérer et d’intégrer avec succès un programme de conditionnement physique dans un horaire aussi chargé soit-il.

Au cours des prochains jours, je vous présenterai 5 stratégies éprouvées qui maximiseront votre motivation tout en évitant les écueils que vous rencontrerez au cours des premiers mois.

Principe 1 : adopter une approche systématique

Il faut que votre démarche de remise en forme soit basée sur un système. L’absence de système d’entraînement est ce qui cause le plus grand nombre d’abandon ; une approche basée sur l’intuition est l’assurance presque certaine d’un échec pour un ou une débutante.

Un plan écrit

Un système d’entraînement est un ensemble d’éléments rassemblés dans un plan consigné par écrit et qui vous guideront dans votre démarche. Ce plan vous obligera à être discipliné et à éviter les pièges des dérives qu’entraînent une approche trop intuitive.

De plus, votre plan comportera une ou des feuilles de route sur lesquelles vous consignerez vos actions et les mesures récoltées durant vos séances d’entraînement.

Le fait de documenter votre démarche la rendra tangible et augmentera vos chances de succès. Votre démarche deviendra officialisée, et vous serez à même de constater les progrès au jour le jour, ce qui constitue un renforcement puissant et augmente les chances de garder le nouveau comportement.

Donc, un programme de conditionnement physique basé sur un système expliqué dans un document écrit et dans lequel vous pourrez consigner le résultat de vos actions dans le but de matérialiser vos progrès, ce qui maximisera votre motivation extrinsèque.

 Voir principe # 2 : cliquez ici

Voir principe # 3 : cliquez ici

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Le meilleur type d’exercice pour prévenir les blessures sportives

bvd-st-lambert-qt-linkedinUne revue de la littérature sur la meilleure approche préventive pour diminuer les blessures infligées lors de la pratique d’un sport révèle que les exercices de renforcement musculaire sont ceux qu’il faut privilégier, puisqu’ils peuvent réduire les risques de blessures d’environ 70 %.

Nombreux seront surpris d’apprendre que, selon cette recension des 25 meilleures études cliniques sur ce sujet, les exercices d’étirement n’ont aucun effet sur la prévention des blessures.

Résultats (réduction du risque relatif de blessures) :

Exercices de renforcement musculaire : – 69 %
Exercices de proprioception : – 45 %
Exercices d’étirement : -0,96 % (non significatif)

Réf. : LAUERSEN J. B. et autres. Br J Sports Med doi:10.1136/bjsports  2013-092538.

Textes relatifs

Toujours plus d’activité physique ?

Excellent texte sur le dosage d’activité physique et les effets sur la santé !

Avatar de librespriActivités physiques (adaptées)...

Forrest_BiggestBeard_endContinuons notre réflexion sur l’activité physique sous ses multiples formes et ses relations avec la santé. Un article dans la prestigieuse revue JAMA aborde la question de la « “too much exercise hypothesis” »1. Quelle dose dAP est optimale pour des bénéfices de santé ? Est-ce que des doses plus élevées augmentent les bénéfices ?

  • Les faibles doses d’activité physique

Une mutualisation d’études de cohortes US et européennes permettent d’argumenter en faveur de celles-ci, avec un risque de mortalité réduit de 14 ans en comparaison aux personnes inactives

  • Les doses modérées d’activité physique

Être actif de façon à répondre aux recommandations entraîne de nombreux bénéfices pour la santé, tout ajout de 15 min d’AP modérée était associé à 4 % de réduction supplémentaire du risque de mortalité (étude sur 13 ans taïwanaise)

  • Les doses élevées d’activité physique

La Copenhagen City Heart Study démontre que toutes les causes de mortalité…

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Grossesse et exercice : dangereux ou bénéfique ?

1.0) La grossesse: une maladie ?

La maternité est probablement une des expériences les plus intense de la vie d’une femme. La grossesse n’est pas une maladie, mais une phase normale dans la vie d’une mère … et d’un père !
Par contre, on ne peut nier que le processus de la gestation implique des changements très importants au niveau de la physiologie du corps de la femme. Beaucoup de mamans qui étaient actives avant de devenir enceintes se demandent si elles peuvent continuer à faire de l’exercice, tandis que d’autres, sédentaires avant la fécondation, se demandent s’ils peuvent initier une pratique d’activités physiques régulière.

L’exercice n’est pas néfaste, au contraire !

Pour comprendre pourquoi l’exercice n’est pas néfaste pour la maman, il faut réaliser que pendant des centaines de milliers d’années, le corps humain s’est magnifiquement bien adapté au processus de la gestation, même lorsque la mère était obligée de rester très active. Pendant des siècles, même enceintes, les femmes devaient le plus longtemps possible continuer à travailler, que ce soit dans les champs ou à l’intérieur et souvent ce travail était très pénible.
Conséquemment, le corps de la femme est extrêmement efficace pour protéger le fœtus : que ce soit par le positionnement stratégique de celui-ci dans le corps de la maman, par la protection physique offerte par le liquide amniotique ou par les mécanismes physiologiques assurant la stabilité chimique du milieu interne de l’organisme et le maintien de sa température. L’effort physique raisonnable et effectué dans un environnement sain n’est donc pas néfaste à l’embryon ou au foetus.

En fait, l’effort physique est aussi bon pour la femme enceinte que pour tout autre être humain.

Malheureusement, les professionnels de la santé ont traditionnellement toujours eu tendance à être extrêmement conservateurs par rapport à la grossesse et à l’activité physique. Cette situation change de plus en plus car l’avancement des connaissances en physiologie humaine tend à démontrer que les bienfaits de l’exercice physique dépassent largement les inconvénients autant pour la mère que pour l’enfant, et que les recommandations traditionnelles étaient trop conservatrices. De plus, des études montrent que l’activité physique avant et pendant la période de gestation peut prédisposer à une grossesse plus «facile». Par exemple, Rudra (2005) a démontré que l’activité physique régulière pouvait réduire les risques de pré-éclampsie. D’autres études montrent une diminution de la fréquence de la présence de méconium (matière contenue dans l’intestin du fœtus et expulsée après la naissance), moins de fréquence cardiaque fœtale anormale, moins d’entremêlement du cordon ombilical et de meilleurs indices d’APGAR (évaluation de l’état général du nouveau-né) chez les femmes ayant fait de l’activité physique durant la grossesse.

2.0 Les risques potentiels
2.1 L’hyperthermie

La principale crainte engendrée par l’exercice chez les femmes enceintes étaient que l’augmentation (normale) de la température du corps lors d’un exercice soit néfaste pour le développement du bébé. Selon certaines évidences scientifiques (Karzel 1991), une température corporelle dépassant 39.2° C durant le premier trimestre pourrait avoir un potentiel tératogène. i.e. pouvant induire des malformations chez l’embryon. La période embryonnaire est connue comme étant particulièrement sensible aux influences externes. En général, les embryons sont plus sensibles à la chaleur que le foetus et cela est dû au taux d’activité cellulaire élevé au cours de l’organogénèse (formation des organes). Selon les recommandations de la plupart des auteurs, les femmes enceintes ne devraient pas être exposées à des températures susceptibles de faire augmenter leur température corporelle au-delà de 39 ou 39.5° C au cours des trois premiers mois de la grossesse.

La position officielle de l’Académie canadienne de médecine du sport après une revue exhaustive des écrits scientifiques sur le sujet statue que chez les femmes à qui l’on a permis d’établir leur propre rythme d’activité physique durant la grossesse, l’augmentation de la température n’est pas suffisamment importante pour être nuisible à l’enfant. De plus, selon une recension des écrits effectuée par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada et la Société Canadienne de Physiologie de l’Exercice lors de l’élaboration de la directive clinique concernant l’activité physique et la grossesse, aucune étude portant sur les femmes enceintes qui font de l’exercice, n’a encore démontré un effet tératogène(1) quelconque imputable à une température corporelle interne élevée au stade précoce du premier trimestre (SCOG, 2003)

En effet, les mécanismes de la thermorégulation maternelle au repos et à l’effort, comme l’évaporation de la sueur, l’augmentation de la ventilation/minute et la redistribution de la circulation sanguine vers la surface du corps annule l’effet potentiellement thermogène d’un effort physique et garde donc la température corporelle en deçà de la limite de 39°C.

Il est par contre sage d’éviter l’exercice lors de grandes chaleurs et/ou lorsque le taux d’humidité est très élevé parce que justement les mécanismes de thermorégulation de la mère pourraient être mis en échec, ce qui pourrait représenter un danger pour l’embryon. Ces précautions sont encore plus importantes durant les trois premiers mois de la grossesse.

2.2) Réduction de la circulation sanguine vers le placenta

Lors de l’exercice physique, le débit sanguin est détourné des viscères vers la musculature active (shunt sanguin). Ce phénomène tient au fait que les muscles qui travaillent ont un besoin accru d’éléments nutritifs (comme le glucose, l’oxygène et les acides gras libres) contenus dans le sang. Une hypothèse est que le débit sanguin utérin est aussi réduit au profit des muscles actifs, le placenta et le fœtus recevraient moins d’oxygène.
Par contre, la littérature scientifique sur ce sujet semble conclure que cette hypothèse est erronée et que le phénomène n’a a pas d’impact sur la santé du bébé.

2.3 Exercice et détresse fœtale

Les études faites chez les femmes enceintes qui font de l’activité physique n’ont démontré aucune preuve de détresse fœtale durant l’activité physique.

2.4 Exercice et fausse couche

D’après l’Académie canadienne de médecine du sport, il y a très peu d’études portant sur l’effet de l’activité physique régulière continue au cours du premier trimestre, mais une étude prospective réalisée auprès de 158 femmes qui étaient déjà en forme et qui ont poursuivi leur exercice à un niveau au-dessus des lignes directrices actuelles durant leur grossesse n’a trouvé aucune différence importante quant à la fréquence des avortements spontanés, des malformations congénitales ou des problèmes d’implantation.


Bienfaits potentiels de l’exercice durant la grossesse

Augmentation des capacités physiques
-force et endurance musculaire
-capacité aérobie (récupération plus rapide)
-flexibilité et proprioception

Prévalence moindre de l’hypertension provoquée par la grossesse

Réduction du temps nécessaire pour revenir à la normale après le post-partum du travail

Plus grande réserve d’énergie

Meilleur contrôle du poids (gain de poids idéal = 25 livres)

Prévention du diabète gestationnel

Réduction de la fréquence des dépressions, de l’anxiété, et une

Augmentation de l’estime de soi

Amélioration de la posture et diminution du mal de dos relié à la grossesse

Meilleure connaissance de son corps

(Artal, 1999, ACMS, 1998, SCOG, 2003)


 

Risques associés au manque d’exercice durant la grossesse

Gain pondéral excessif

Risque accru de diabète de grossesse ou d’hypertension artérielle

Adaptation psychologique défavorable aux changements physiques de la grossesse

Varices et thrombose veineuse profonde

Dyspnée (essoufflement)

Douleurs lombaires

Déclin de la forme musculaire et cardiovasculaire

(Houde, 2004)


De plus, il est important de savoir que :

  • les femmes enceintes devraient choisir des activités au cours desquelles elles risquent le moins de perdre l’équilibre ou de causer un traumatisme au fœtus
  • les exercices du plancher pelvien, commencés peu de temps après l’accouchement, pourraient réduire le risque futur d’incontinence urinaire.
  • l’exercice physique modéré pendant la lactation n’affecte pas la quantité ou la composition du lait ni la croissance de l’enfant.
    (Artal, 1999, ACMS, 1998, SCOG, 2003)

 

3.0 L’entraînement physique

L’objectif de l’entraînement durant la grossesse devrait être de maintenir un niveau raisonnable de bonne forme physique pendant cette période, sans chercher à atteindre des sommets ni à s’entraîner pour des compétitions sportives. L’organisme doit consacrer prioritairement son énergie vers le développement du bébé et non vers le rehaussement des capacités fonctionnelles de la mère. Les adaptations physiologiques résultant de l’entraînement doivent être considérées comme un soutien ou même comme un adjuvant aux moyens que l’on prend pour favoriser un développement optimum de l’enfant et une grossesse la plus agréable possible pour la mère. Il faut donc évaluer les contre-indications absolues et relatives pour peser les avantages et les désavantages d’un programme d’activités physiques pendant la grossesse.


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3.1 Premier trimestre

Durant le premier trimestre de la gestation, les femmes qui faisaient de l’activité physique peuvent continuer, mais sans augmenter l’intensité ou la fréquence de ces exercices durant le premier trimestre. On parle donc de maintien pour ceux qui s’entraînaient auparavant. Si l’on désire moduler les paramètre de charge à la hausse, il est préférable d’augmenter le volume (durée et/ou fréquence) et non l’intensité. Si l’on désire diminuer ceux-ci à la baisse (comme c’est souvent le cas à cause du « bouleversement physiologique » et des désagréments qui en découle), il faut diminuer l’intensité d’abord et si cette manoeuvre est insuffisante, diminuer ensuite le volume. Quand au mode, il faut évidemment éliminer ou du moins restreindre les activités avec possibilités de chutes de la mère ou avec possibilités de traumatismes direct ou indirect au foetus. Il faut évidemment éliminer les sports de duel-combat.
On ne conseille aux femmes inactives de commencer un programme d’exercices durant le premier trimestre de leur grossesse sous supervision en kinésiologie, surtout si celles-ci souffrent de désagréments «classiques» tels que nausées, étourdissements, grandes fatigues, etc.

3.2 Deuxième et troisième trimestre

Le deuxième trimestre est la période idéale pour débuter ou reprendre un programme de conditionnement physique, spécialement pour les femmes qui étaient sédentaires auparavant. La périodisation de la charge d’entraînement devrait être orientée de façon à ce que le volume soit d’abord augmenté de façon graduelle et progressive.
Par contre, si la future maman ressent une grande fatigue persistante, des étourdissements, des contractions à la suite de périodes d’entraînement, la présence de saignements ou des douleurs inhabituelles au bassin et/ou à l’abdomen, la future maman devrait consulter son kinésiologue et son médecin traitant.


Contre-indications absolues à l’exercice physique pendant la grossesse

Rupture des membranes ;
Travail prématuré ;
Hypertension de la grossesse ;
Béance cervico-isthmique ;
Retard de croissance foetale ;
Grossesse multiple (triplets) ;
Placenta praevia après la 28e semaine ;
Saignements persistants durant les 2e ou 3e trimestres ;
Diabète de type 1 non maîtrisé, maladie de la thyroïde ou autre trouble grave de nature cardiovasculaire, respiratoire ou générale.

Contre-indications relatives à l’exercice physique pendant la grossesse

Avortement spontané antérieur ;
Naissance prématurée antérieure ;
Trouble cardiovasculaire léger ou modéré ;
Trouble respiratoire léger ou modéré ;
Anémie ( Hb < 100 g/l ) ;
Malnutrition ou trouble alimentaire ;
Grossesse gémellaire après la 28e semaine (jumeaux ou jumelles) ;
Autres problème médicaux importants.

(SCOG, 2003, Houde, 2004)


Consultez votre kinésiologue ou votre médecin si:

Grande fatigue persistante ;
Étourdissements ;
Contractions à la suite de périodes d’entraînement ;
Présence de saignements ou des douleurs inhabituelles au bassin et/ou à l’abdomen ;
Perte importante de motivation

(Artal, 1999, ACMS, 1998, SCOG, 2003)


 

1: tératogène: qui produit des malformations chez l’embryon.
2: IMC: poids en kg divisé par le carré de la taille en mètre


Pour une revue de la littérature scientifique sur ce sujet : Cliquez ici

(merci beaucoup au professeur Paquito Bernard de l’Université Laval)

p bernard


Échauffement pré-quart de travail : réduction des blessures de 56 %

La littérature en santé – sécurité en milieu de travail démontre que près d’un quart des accidents du travail sont liés à des manipulations à froid et 70% de ceux-ci surviennent dans les premières heures de la matinée. Ayant reçu un mandat pour l’élaboration d’une stratégie visant a diminuer les accidents de travail pour la compagnie Tremcar en Montérégie, nous avons développé (IKQ, AvantagesGP3) une solution pouvant être implanté par les groupes de travailleurs eux-mêmes : le programme Kickoff.

Le programme

Le programme Kickoff est un programme d’activation en milieu de travail qui vise à activer l’organisme avant le début des tâches de travail. Ces exercices d’activation augmentent la température des articulations et rehaussent la vitesse de conduction des nerfs. La vitesse de contraction musculaire est ainsi augmentée d’environ 20 %, ce qui est avantageux pour les tâches où la force et/ou la puissance musculaire sont un facteur important. D’autres exercices spécifiques ont été élaborés pour mobiliser le système nerveux central dans le but d’augmenter la vitesse des réflexes. L’hypothèse est que cette stratégie engendre une meilleure vigilance neuromusculaire, c’est-à-dire une meilleure communication du cerveau avec les muscles et les articulations. Le terme scientifique pour ce phénomène est “proprioception”.

Résultats

Après 1 an, l’analyse des effets du programme sont probants : les statistiques de l’entreprise montrent une réduction de 56 % des accidents reliés au travail. Le taux de participation est excellent : près de 98 % des 90 employés de l’usine de Saint-Césaire exécutent régulièrement le programme avant le début du quart de travail et au retour des pauses.

Au niveau du ratio coût-efficacité, celui-ci est très avantageux car le protocole est administré par une équipe de «coachs» recrutés parmi les travailleurs de l’usine. Ceux-ce sont formés et supervisés par des kinésiologues spécialisés en réadaptation au travail.

Cliquez ici pour une brochure explicative

La musculation chez les jeunes

tx-enfantsS’il est un domaine de controverse en sciences de l’exercice, c’est bien la question de l’efficacité et du danger potentiel de la musculation chez les jeunes et en particulier chez les préadolescents.

L’opinion de la communauté scientifique a beaucoup évolué au cours des 30 dernières années en ce qui a trait à l’entraînement en musculation chez les jeunes. Alors qu’autrefois on considérait la musculation comme inutile et même dangereuse pour les jeunes athlètes, elle est aujourd’hui considérée de plus en plus comme essentielle dans un programme de développement sportif. Ce phénomène est dû en majeure partie aux études de plus en plus nombreuses qui ont été faites sur le sujet. Présentement, cette littérature scientifique fait état de l’augmentation de la performance, autant chez les enfants d’âges  scolaire précoce (6-7 ans à la puberté) que chez les pré-adolescent et les adolescents, dans diverses disciplines pouvant être reliée directement à la musculation. 

L’entraînement de la force : dangereux ?

Il semble y avoir un consensus à l’effet que l’entraînement de la force ne représente pas une activité particulièrement risquée pour le système musculosquelettique des enfants lorsque les activités sont présentées de façon progressive et qu’elles sont adéquatement supervisées. En fait, l’entraînement de la force pourrait contribuer à prévenir certains types de blessures chez les jeunes en renforçant les muscles autour des articulations et en renforçant la densité osseuse.

Comme pour tout autre sport il faut être vigilant : La capacité de l’appareil locomoteur à supporter un effort est un facteur limitatif dans l’entraînement de l’enfant et de l’adolescent, car les os, ligaments et les muscles sont en pleine croissance et n’ont pas encore la résistance de celle des adultes.

L’entraînement de la force : efficace ou non ?

On a longtemps pensé que l’effet de l’entraînement de la force était inefficace avant la puberté. Cependant, la plupart des études menées depuis le milieu des années 1980 et qui ont incorporé des charges élevées ou modérées et contrôlé les effets de la croissance et de l’amélioration de certaines habiletés motrices dans l’expression de la force, indiquent qu’il est possible de développer cette qualité de façon significative avant et après l’adolescence.

(cliquez ici pour lire la suite de l’article)