Pourquoi les douloureux chroniques détestent Noël

Depuis environ un mois, je “coach“ mes clients et clientes pour la période des fêtes. Alors que la majorité d’entre nous apprécions le temps des fêtes, ceux qui sont aux prises avec une douleur chronique redoutent cette période, car malheureusement elle leur apporte beaucoup d’anxiété.

Pourquoi ?

À cause du regard des autres.

Comme le dirait l’anthropologue français David Le Breton : « La douleur chronique n’a pas l’évidence du sang qui coule ou du membre brisé ». Il est en effet très difficile pour vos proches de comprendre l’étendue de votre souffrance, parce que celle-ci ne porte pas de signature visuelle comme un bras dans le plâtre, une cicatrice, une boiterie ou un membre amputé.

C’est presque immanquable, le beau-frère, ou la belle-sœur, que l’on a pas vu depuis six ou sept mois lors du dernier party de piscine, va revenir avec la triade maléfique connue de toutes les personnes souffrant de douleur persistante :

1) La question sur la santé : « Comment ça va, Sylvie ? »
2) Le jugement rapide de votre état général : « T’as l’air bien ce soir ! »
3) La critique voilée sur votre comportement : « Pis, es-tu de retour au travail finalement, ça fait déjà un bout ? »

Ce genre de « tribunal social » est extrêmement anxiogène et génère souvent un froid dans le groupe. À savoir si le beau-frère en question (je n’ai rien contre les beaux-frères, ça pourrait être n’importe qui…) est délibérément mesquin, manque de tact ou est carrément naïf est plus ou moins important, parce que malheureusement le résultat est le même.
Une chose est sûre, cette situation existera toujours et elle contribue au retrait social progressif des personnes souffrant de douleur persistante.

Solutions

Trois stratégies sont éprouvées pour gérer la situation : la diversion, le script et la sortie de secours.

1. Diversion

La meilleure défense est l’attaque. Une stratégie très efficace pour éviter que le projecteur se tourne sur vous est de le tourner vers le « beau-frère » en question. Répondre très brièvement à la première question de façon vague et générale et lui poser immédiatement une ou plusieurs questions générales vous permettront de faire diversion. Si malgré tout les questions reviennent vers vous, adopter la stratégie no 2.

2. Script

Il s’agit de préparer d’avance les réponses aux trois types de questions (voir la triade maléfique plus haut). Le but n’est pas de convaincre, mais bien de diminuer l’anxiété liée à la situation et d’éviter le malaise collectif. Il s’agit de concevoir vos réponses de façon à neutraliser la question. En fait il faut copier les spécialistes de la « langue de bois », nos amis les politiciens…

3. Zone interdite

La troisième stratégie est plus « intense » que les autres, mais elle a le mérite d’être infaillible et, la plupart du temps, l’échange est extrêmement bref…
Vous établissez une « zone interdite » en répondant poliment mais fermement que vous préférez ne pas parler de votre santé. Répondez avec le sourire et montrez que vous n’êtes aucunement offusqué, mais que c’est une question de principes pour vous. Cette stratégie est votre porte de sortie si jamais les deux premières échouent.

Bon temps des fêtes !

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Des super kinésiologues

Cinq jeunes kinésiologues universitaires qui se sont donné la mission d’éduquer, d’instruire et de divertir la population francophone.

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Rafraîchissant pour les vieux kinésiologues comme moi. Allez visiter leur site (cliquez ici) pour constater leur professionnalisme et leur expertise.

Avec notre expertise et nos différentes formations, nous serons en mesure d’apporter une réflexion critique et logique aux grands domaines entourant l’entrainement.

Un premier texte :

J’ai mal doc !

Étant donné que les Médecins portent le sarrau blanc, on doit les écouter comme une bête bien docile qui ne fait qu’obéir à l’ordre de son maître?

Bon! Je ne vois pas qu’est-ce qui a de mal à ça… dans le règne animal c’est comme ça que ça fonctionne.

Il porte un sarrau blanc: il doit surement avoir la science infuse en lui!

Oui, les Médecins sont à la tête de notre beau système de santé et ils ont développé, grâce à de nombreuses études, une forte expertise. Cependant, laissez-moi porter une critique sur un sujet en particulier qui est la douleur chronique. Je suis certain que nombreux d’entre vous connaissez quelqu’un ennuyé par une douleur quelconque…

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La douleur, la dépression et les plus puissants de la terre

churchill-jfk-linkedinWinston Churchill et John F Kennedy, deux personnages iconiques du 20e siècle.
Deux des hommes les plus puissants de la Terre qui avaient comme ennemis d’autres personnages à la hauteur de leur stature : Hitler, Castro, Khrushchev, etc.
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Mais les pires adversaires du président américain et du premier ministre britannique étaient plus près d’eux que l’on ne l’aurait jamais pensé.
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Churchill
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Le pire ennemi de Churchill était son « Black Dog », surnom qu’il donnait à sa maladie dépressive. À plusieurs reprises dans sa vie, cette maladie l’a complètement paralysé. L’homme qui a sauvé le monde libre durant la deuxième guerre redoutait son « chien noir » encore plus que Hitler.
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Avec le temps, le leader britannique a réussi à vaincre ses épisodes dépressifs en pratiquant deux activités thérapeutiques pour lui : la peinture et la maçonnerie !
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John F Kennedy
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Pour celui-ci, l’ouverture de ses dossiers médicaux en 2002 a révélé l’un des secrets les mieux gardés de la présidence de John Fitzgerald Kennedy ; ce dernier était handicapé de façon chronique par une douleur lombaire, et ce, depuis l’âge de 23 ans. En fait, la plupart du temps, Kennedy utilisait des béquilles pour se déplacer et seul son entourage rapproché, ainsi que les journalistes qui le couvraient étaient au courant de sa souffrance quotidienne. Très peu de photos existent le montrant avec ses béquilles ou portant sa ceinture lombaire.
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Après avoir essayé tout ce qui existait comme traitements médicaux à l’époque, Kennedy a réussi à vaincre sa douleur à l’aide d’un programme d’exercices spécialisés, conçu par un orthopédiste qui le traitait en secret: le Dr Hans Kraus.

Mais ces deux hommes ne se sont-ils jamais découragé ?

Si on lit attentivement leur biographie, on peut se rendre compte que oui.
Cependant, avec le temps, les deux ont appris à continuer le combat : Kennedy contre la douleur, et Churchill contre ses épisodes dépressifs.

Ont-ils toujours agit de façon intelligente ?

Non, ils ont tous deux ont plongé dans des cocktails d’amphétamines ou d’alcool à certains moments de leur règne.

À plusieurs reprises, ils ont touché le fond du baril.

Eux aussi, tout comme certains d’entre-vous, ont déjà pensé que la meilleure chose à faire était de laisser tout tomber. Mais grâce aux personnes de leur entourage et à leur détermination, Churchill et Kennedy ont réussi à marquer l’histoire.

Ils n’ont pas appris à vivre avec leur souffrance, ils ont appris à la combattre.


“Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent.”

Churchill



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Vaincre le mal de dos !

education douleur linkedinLe mal de dos mine votre qualité de vie ?

Vous n’êtes pas seul.

Les recherches scientifiques démontrent que la seule modalité qui peut éliminer le mal de dos de façon durable est un programme d’exercices effectué sous supervision professionnelle.

Si le programme est élaboré correctement et que vous êtes prêts à y mettre un peu d’effort, vous allez réaliser la même chose que les personnes que vous verrez dans le clip vidéo suivant.

Faites comme ces personnes et vous aussi éliminez vos douleurs : cliquez ici


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Churchill, le courage et la douleur

churchill-vSouvent, je souhaite du courage à mes clients aux prises avec les griffes de la douleur persistante.

Et Dieu sait s’ils en ont besoin. La lutte à la douleur chronique est une « première guerre mondiale à un niveau personnel » : c’est une guerre de tranchées, avec de profonds moments de découragement, et on ne sait pas quand le calvaire va se terminer.

Un programme de réadaptation en contexte de douleur chronique, ça fonctionne, mais le progrès n’est pas une pente ascendante vers la libération et le retour à une vie normale.

C’est plutôt une ligne brisée, caractérisée par des chutes vertigineuses au fond de l’abîme du découragement.

Et c’est à ce moment que l’intervenante en douleur chronique est importante, qu’elle soit médecin, physiothérapeute, ergothérapeute, TRP ou kinésiologue. L’intervenant doit être un « coach », c’est à dire qu’il ou elle offrira une aide visant à soutenir le douloureux chronique à travers les épisodes d’exacerbation de la douleur, alors que tout semblait s’améliorer, que tous les espoirs étaient permis …

Un coach, c’est une bouée de sauvetage dans une mer de souffrance …

Churchill

Quelquefois, quand je rencontre mes clients et clientes pour la première évaluation, j’ai presque le goût de leur citer Churchill qui annonçait l’inéluctable à ses concitoyens anglais à l’aube de la Seconde Guerre mondiale : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur. »

C’est bien ça le problème en douleur chronique : le parcours pour la vaincre est tortueux. De plus, contrairement aux Anglais qui avaient la sympathie du monde entier pendant que Londres était bombardée par la Luftwaffe nazie, les douloureux chroniques ne peuvent offrir aucune preuve visible de leur douleur.

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Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte.

Winston Churchill

Le vrai courage

Le courage n’est pas un sport de force ou de puissance, c’est un exercice d’endurance. En 1940-1941 les Anglais et Churchill  ont gagné la bataille d’Angleterre non à cause de leur puissance, mais bien grâce à leur endurance et à leur résilience.

Mes clients et clientes, jour après jour, se lèvent le matin pour venir à la clinique accomplir leur programme, et ce, même si souvent toutes les fibres de leur corps supplient de sauter une journée, juste une …

C’est eux, mes vrais héros.

La douleur au dos chez les jeunes

entrainer disque intervertebralLes douleurs chroniques au dos sont relativement fréquentes chez les enfants et les adolescents, surtout chez les jeunes sportifs (50% plus chez les sportifs vs les non-sportifs).

Je vous présente les causes et la solution dans le vidéo suivant.

Obtenir une consultation en kinésiologie clinique : cliquez ici


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Les 3 phases en gestion de la douleur chronique : le développement (2 de 3)

graph modele ikq LINLa deuxième phase d’un programme de réadaptation en contexte de douleur chronique est celle du développement. Il s’agit du développement des capacités physiques, des capacités fonctionnelles et des capacités psychologiques.

Kinésiophobie et diminution de la douleur

Cette phase est particulièrement importante si l’on se trouve en présence de kinésiophobie au début du programme, parce que le rehaussement de la condition physique contribuera à la diminution de l’intensité du signal douloureux durant les efforts physiques. En effet, la peur de bouger entraîne l’évitement des activités physiques et conduit au déconditionnement physique. Ce phénomène de « désentraînement » engendre  une augmentation de la douleur (cliquez ici pour comprendre pourquoi) et l’on se retrouve alors dans le fameux cercle vicieux décrit pour la première fois en 1995 par le chercheur néerlandais Johan Vlaeyen.

Un protocole d’exercices spécifiques mènera vers un rehaussement de la condition physique et permettra une diminution de l’intensité de la douleur en réduisant l’effort relatif des activités physiques de la vie quotidienne.

 

modèle de l'hypokinésie algogène

Figure 1 : modèle de l’hypokinésie algogène : la peur de bouger (kinésiophobie) entraîne un déconditionnement physique, ce qui hausse l’effort relatif pour les activités physiques de la vie quotidienne et augmente le niveau de douleur pour ces activités. Cette augmentation de la douleur entretient la peur et l’évitement des efforts physiques.

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Comportement de persistance malgré la douleur (CPMD)

Pour un individu présentant un comportement de persistance malgré la douleur (pour en savoir plus sur le comportement opposé à la kinésiophobie, cliquez ici), il s’agit surtout d’implanter le concept du point d’inflexion de la douleur (PID). C’est une méthode permettant de gérer un effort physique (continuer un effort ou le stopper) en fonction de l’intensité de la douleur.

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graph modele ikq FBFigure 2 : modèle d’intervention de l’Institut de kinésiologie du Québec en réadaptation en contexte de douleur chronique.

 

Le point d’inflexion de la douleur (PID)

La maîtrise du point d’inflexion permet un développement des capacités physiques et fonctionnelles en phase 2, mais elle permet également un ajustement des efforts lors du retour aux activités normales de la vie quotidienne.

 

Vidéo 1 : Application de la méthode du point d’inflexion de la douleur (PID) en réadaptation au travail. Le PID permet non seulement un ajustement de l’intensité de l’effort lors des exercices de réadaptation, mais aussi lors du programme de retour au travail thérapeutique (RTT) (cliquez ici pour d’autres vidéos).

Le point d’inflexion de la douleur est le concept le plus important de la phase 2. C’est le guide fondamental qui permet une hausse des capacités en évitant l’augmentation de la douleur.

Capacités physiques et capacités fonctionnelles

Une fois la kinésiophobie  éliminée et le comportement de persistance maîtrisé, la capacité physique sera d’abord développée pour progressivement mener vers le développement des capacités fonctionnelles.

La capacité physique et la capacité fonctionnelle sont deux concepts différents. Le premier a trait au potentiel de production d’énergie mécanique de l’organisme. Une bonne capacité physique brute est nécessaire à l’accomplissement des fonctions humaines.

Nécessaire,  oui, mais non suffisante.

D’autres éléments de nature biomécanique, neurologique, voire psychologique doivent être intégrés au programme de prise en charge interdisciplinaire pour obtenir un bon transfert. Le niveau de transfert est le rapport entre les gains obtenus sur le plan de la fonction que l’on veut améliorer et ceux obtenus lors de l’exercice. Plus les adaptations physiologiques induites par le programme d’exercices sont transformées en améliorations de la fonction, plus le niveau de transfert est grand. On peut alors parler de hausse de la capacité fonctionnelle.


La capacité fonctionnelle est l’aptitude à exécuter le plus efficacement possible les fonctions de la vie quotidienne.


Une fois les capacités fonctionnelles de la personne en développement, la phase de retour à l’activité pourra alors commencer.


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