Merci de partager votre passion, vos connaissances et le savoir-être que nos enfants vont pouvoir utiliser toute leur vie.
Merci de vous investir, très souvent bénévolement, dans les activités para-scolaires qui sont aussi importantes que les matières enseignées en classe.
Merci au personnel non-enseignant : ceux et celles qui travaillent dans l’ombre et qui font «rouler la machine».
Merci d’ajouter le «petit extra» qui font de vous de vrais professionnels, des gens «drivés» par une vocation, des artistes de l’éducation qui ne se sont pas laissés décourager par des soi-disant réformes et qui savent reconnaître l’essence même de la profession d’enseignant.
Spécialement cette année, une année que vos élèves n’oublieront jamais.
N’oubliez jamais l’importance que vous avez pour nos enfants et pour l’avancement de notre société.
Les parents du Québec vous disent bonnes vacances bien méritées et revenez en forme et «boostés» pour la rentrée de septembre !
Mon collègue et ami Alain Delorme donnait son séminaire sur la douleur chez l’athlète lors de l’avant dernière journée de la formation des spécialistes en réadaptation en contexte de douleur chronique dans les locaux de l’Université de Montréal.
Le kinésiologue et préparateur-physique a exploré les parallèles entre douleur persistante chez l’athlète et celle chez le travailleur ou la travailleuse accidentée.
Même si le programme d’exercices de réadaptation du Dr Hans Kraus avait été le seul facteur ayant pu vaincre le mal de dos chronique du président des États-Unis, John F Kennedy insistait toujours pour garder sa ceinture lombaire. Malgré toutes les exhortations de son entourage médical et particulièrement celles du Dr Kraus, JFK passait la majeure partie de la journée avec ce corset qu’il portait depuis sa deuxième année à l’Université Harvard.
Même si l’homme le plus puissant du monde en 1963 pouvait maintenant jouer au golf, celui-ci était toujours kinésiophobe. Le docteur Kraus parvint quand même à ses fins : en octobre 1963, le président lui promit qu’il délaisserait complètement le support lombaire à partir de janvier 1964.
Le destin
Dans sa célèbre biographie sur John F Kennedy publiée en 2003, Robert Dallek mentionne un fait étonnant à la page 694 :
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Oswald tira trois balles de la fenêtre du sixième étage du dépôt de livres scolaires [ … ] La deuxième balle atteignit Kennedy à l’arrière du cou. Si ce n’avait été du corset lombaire qui le tenait encore en position assise, la troisième et fatale balle qui l’atteignit à la tête n’aurait jamais trouvé sa cible.
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Quant à la biographe du Dr Kraus, Susan Schwartz, selon elle, de nombreux historiens pensent que Kennedy aurait probablement survécu à la deuxième balle et que celle-ci venant de l’arrière aurait projeté le président au fond de la limousine, ce qui l’aurait protégé de la mortelle troisième balle.
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Dans le célèbre film de Zapruder, on peut voir le président porter ses mains à son cou et tomber inconscient vers l’avant alors que Jacky s’approche de lui. On remarque que celui-ci reste en position assise juste avant d’être mortellement atteint par la troisième balle.
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En constatant ces faits, on ne peut éviter de penser que le corset qui avait sécurisé le président pendant plus de la moitié de sa vie a contribué à son décès et que le destin d’un des hommes les plus importants du XXe siècle a été altéré par un phénomène aussi affligeant qu’inoffensif en soi : la kinésiophobie.
Il faut bouger pour vaincre la douleur chronique. Par contre il faut le faire correctement car à l’instar d’un médicament, la «dose» (en kinésiologie on parle de charge) doit être bien ajustée car sinon l’exercice physique peut avoir l’effet inverse : elle pourrait empirer le problème. Les experts parlent alors d’effet iatrogénique de l’exercice.
Les personnes souffrant de douleur chronique présentent soit une kinésiophobie, soit un comportement de persistance malgré la douleur.
La kinésiophobie
Les peurs et craintes liées à la douleur entraînent souvent un évitement des activités considérées comme pouvant provoquer ou augmenter la douleur, ou pouvant causer ou aggraver une lésion. On utilise le terme « kinésiophobie » pour définir cette « peur du mouvement ». L’évitement des activités physiques finit par engendrer un déconditionnement physique qui augmente de plus en plus l’intensité de la douleur au fur et à mesure que le temps passe (hypokinésie algogène dans le jargon kinésiologique). L’augmentation de la douleur confirme les craintes de l’individu kinésiophobe qui s’inquiète de plus en plus, bouge de moins en moins et se déconditionne à l’avenant. Celui-ci se retrouve alors coincé dans un cercle vicieux qui aggrave de plus en plus l’incapacité (figure 1).
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Figure 1 : modèle de l’hypokinésie algogène : interaction entre la kinésiophobie, la condition physique et la douleur chonique.
Le CPMD
Contrairement à un individu qui présente un syndrome de peur-évitement face à une douleur persistante (kinésiophobie), certains douloureux chroniques adopteront un comportement tout à fait inverse, c’est à dire un comportement de persistance malgré la douleur (CPMD). Ceux-ci vont persister dans l’effort physique malgré une intensité de douleur qui augmente avec l’effort en question, croyant qu’à la longue ils vont réussir à faire diminuer la douleur.
Malheureusement, c’est exactement l’effet contraire qui se produit. En effet, un système nerveux central (SNC) que l’on «bombarde» avec un signal douloureux finira par devenir de plus en plus sensible et produira une douleur plus tôt lors d’un effort physique ou à une intensité d’effort plus basse. A long terme, le SNC peut devenir de plus en plus hyper-sensibilisé jusqu’au moment où l’exécution de la tâche en question deviendra impossible.
Ajuster la charge physique
L’ajustement de la charge physique (figure 2) est primordial dans un programme de réadaptation en contexte de douleur chronique et doit être fait avant même de débuter le programme d’exercices. La technologie pour ce faire a été développée au cours des 20 dernières années et est maintenant disponible.
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Figure 2 : l’hypokinésie algogène (kinésiophobie), c’est à dire une diminution du mouvement qui engendre une augmentation de la douleur. De son côté l’hyperkinésie algogène (CPMD), c’est à dire une trop grande quantité d’effort physique, entraîne elle aussi une augmentation de la douleur. L’intervention consiste donc à ajuster le niveau d’activité physique (la charge physique) à un niveau optimal pour minimiser la douleur.
Pour une personne souffrant de douleur chronique, un excès de douleur durant un effort physique sensibilise le système nerveux central et augmente l’hyperalgie (une douleur de plus en plus intense pour la même tâche).
À force de répéter ce comportement, on empire la douleur chronique.
Dans le jargon de la réadaptation en contexte de douleur chronique, on parle d’hyperkinésie algogène.
Le CPMD
Contrairement à un individu qui présente un syndrome de peur-évitement face à une douleur persistante (kinésiophobie), certains douloureux chroniques adopteront un comportement tout à fait inverse, c’est à dire un comportement de persistance malgré la douleur (CPMD). Ceux-ci vont persister dans l’effort physique malgré une intensité de douleur qui augmente avec l’effort en question, pensant qu’à la longue ils vont réussir à faire diminuer la douleur.
Malheureusement, c’est exactement l’effet contraire qui se produit. En effet, un système nerveux central (SNC) que l’on «bombarde» avec un signal douloureux finira par devenir de plus en plus sensible et produira une douleur plus tôt lors d’un effort physique ou à une intensité d’effort plus basse. A long terme, le SNC peut devenir de plus en plus hyper-sensibilisé jusqu’au moment où l’exécution de la tâche en question deviendra impossible.
Et se forcer à boire durant une épreuve d’endurance comme le marathon peut même causer la mort.
L’hyponatrémie est une diminution extrême du taux de sodium dans le sang qui peut survenir lorsqu’une personne se force à boire lors d’un exercice. Plusieurs personnes en sont mortes lors des dernière années, soit lors d’épreuves d’endurance ou lors de camps d’entraînement d’équipes sportives.
Le chercheur Tim Noakes attribue ces décès à la consigne que plusieurs experts et organisations donnent aux athlètes : boire avant même d’avoir soif durant l’exercice. Le Dr Noakes recommande depuis quelques années déjà la consigne que de plus en plus de physiologistes de l’exercice et de kinésiologues partagent : il faut boire lorsqu’on a soif.
Depuis 25 ans, j’observe le même phénomène en juin : le beau temps et les températures chaudes vous ramènent aux activités d’extérieur. Malheureusement, la motivation à exécuter votre programme d’exercices commence à être mise au défi.
Pourtant, tout allait bien depuis janvier, et vous aviez tenu votre résolution de vous mettre en forme.
Vous aviez passé le test du cimetière de février et vous vous étiez dit que c’était dans le sac : l’exercice était devenu une deuxième nature pour vous !
Par contre, les beaux jours sont arrivés, et vous passez de plus en plus de temps à l’extérieur à vous adonner à des activités comme le jardinage et le golf. Vous avez donc un peu moins de temps pour votre entraînement en salle, et votre motivation commence à s’effriter…
Vous vous sentez un peu coupable, car vous êtes conscient qu’il serait dommage de perdre vos acquis en diminuant votre entraînement. Mais c’est exactement à ce moment-là que beaucoup de gens suspendent leur entraînement avec l’intention de le reprendre à l’automne. Croyez-en mon expérience de kinésiologue : très peu le font !
Erreur commune
La majorité des gens pensent qu’il faut obligatoirement s’entraîner trois à quatre fois par semaine et exécuter le programme au complet sans quoi on s’expose au désentraînement, c’est-à-dire à une perte partielle ou complète des adaptations physiologiques acquises. C’est faux !
Il faut plusieurs semaines avant de commencer à perdre les gains obtenus au cours d’un programme d’exercices et il est possible de maintenir la forme en diminuant la fréquence, le temps qui y est accordé et, même, en suspendant certains types d’exercices. En fait, à l’instar des athlètes d’élite, il est bénéfique de réduire significativement les paramètres de charge (durée, intensité, fréquence) de son entraînement une à deux fois par année.
Cinq principes pour garder la forme au cours de l’été
L’objectif le plus important est de garderl’habitude. Il faut même accepter le fait que l’on puisse perdre un peu d’acquis en échange du maintien du comportement d’exercice. Le principe est de réduire le temps d’entraînement, mais en minimisant la perte de la forme physique.
1) Fractionner l’entraînement en musculation
On peut réduire le temps d’entraînement en divisant la séance de musculation en deux ou, même, en trois. Donc, si notre programme de base comporte neuf exercices, on en exécute trois le lundi, trois le mercredi et les trois derniers le vendredi.
2) Fractionner l’entraînement des filières énergétiques (cardio)
Au lieu de faire un entraînement cardio de 25 minutes, on réduit la durée de celui-ci à 10 minutes, mais à intensité plus élevée (intervalles).
3) Réduire la fréquence des entraînements en musculation
Il est possible de développer ses qualités musculaires à une fréquence d’une seule séance par semaine. On peut même réduire la fréquence à une seule séance de musculation aux 15 jours pour maintenir la force et l’endurance musculaire.
4) Réduire la fréquence des entraînements cardio
Pour maintenir l’état des filières énergétiques (cardio), une à deux séances par semaine sont nécessaires au minimum.
5) Privilégier l’entraînement des filières énergétiques
En cas de temps vraiment, mais vraiment limité : on ne fait que l’entraînement des filières énergétiques et on diminue la durée de celui-ci à 10 ou 15 minutes (intervalles ou entraînement de type Tempo). Il faut de six à huit semaines pour observer un abaissement significatif des qualités musculaires lorsque l’on cesse complètement les exercices de musculation. Donc, aller au centre d’entraînement et n’exécuter que l’entraînement cardio permet de conserver la forme en un minimum de temps et, surtout, de conserver le comportement.