
La douleur chronique selon le grand chirurgien René Leriche


Excellent texte sur le dosage d’activité physique et les effets sur la santé !
Activités physiques (adaptées)...
Continuons notre réflexion sur l’activité physique sous ses multiples formes et ses relations avec la santé. Un article dans la prestigieuse revue JAMA aborde la question de la « “too much exercise hypothesis” »1. Quelle dose d‘AP est optimale pour des bénéfices de santé ? Est-ce que des doses plus élevées augmentent les bénéfices ?
Une mutualisation d’études de cohortes US et européennes permettent d’argumenter en faveur de celles-ci, avec un risque de mortalité réduit de 14 ans en comparaison aux personnes inactives
Être actif de façon à répondre aux recommandations entraîne de nombreux bénéfices pour la santé, tout ajout de 15 min d’AP modérée était associé à 4 % de réduction supplémentaire du risque de mortalité (étude sur 13 ans taïwanaise)
La Copenhagen City Heart Study démontre que toutes les causes de mortalité…
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Les chercheurs en psychologie du comportement humain connaissent les déterminants de l’adoption ou de la non-adoption d’un comportement. Ils savent que la motivation en est le facteur clé ; tous les éléments qui la favoriseront seront bienvenus au moment de prendre une résolution, particulièrement s’il s’agit de débuter un programme de remise en forme.
Un programme de conditionnement physique comporte trois éléments :
Des trois composantes, le système de motivation est le plus important parce que même en présence de la meilleure méthode d’entraînement sous la supervision de la meilleure kinésiologue, si la motivation est déficiente, il n’y aura pas d’exécution suivie du programme et donc pas de gains ou de bénéfices.
Voici donc cinq stratégies gagnantes.
Achetez-vous un livret et écrivez votre résolution sur la première page. De plus, notez les raisons qui vous poussent à prendre une telle résolution et son importance réelle à vos yeux. Puis énoncez les avantages et les désavantages relatifs à ce nouveau comportement. Ensuite, inscrivez-y vos progrès régulièrement.
Le fait de documenter votre démarche la rendra tangible et augmentera vos chances de succès. Votre action deviendra officialisée, et vous serez à même de constater les progrès au jour le jour, ce qui constitue un renforcement puissant et augmente les chances de garder le nouveau comportement.
Décrivez votre résolution de façon la plus précise possible. « Je vais faire de l’exercice » n’est pas une résolution mais plutôt une intention vague. Il faut se donner un objectif précis.
L’objectif doit être quantifiable, spécifique, réaliste et doit représenter un défi. De plus, celui-ci doit être adaptable, c’est-à-dire qu’il pourrait être modifié au besoin. Un exemple : « Je vais faire de l’exercice trois fois par semaine au centre de conditionnement physique du quartier, 45 à 60 minutes par séance. Je m’alloue la possibilité de manquer une séance une fois par mois. »
De plus, pour mettre toutes les chances de votre côté, n’ayez pas peur d’informer votre entourage de votre nouvelle résolution. Vous serez surpris de constater comment vos proches peuvent vous aider à acquérir une nouvelle habitude de vie. Il est prouvé scientifiquement que ceux-ci (surtout le conjoint ou la conjointe) représentent une source de motivation très importante.
Il est plus efficace de fragmenter un objectif en « sous-objectifs » que l’on peut atteindre à court terme. Chaque petite victoire ainsi remportée mérite une récompense et contribue au renforcement positif nécessaire à la poursuite.
Certains auront tendance à dénigrer cette approche et à la qualifier d’infantile, mais il est important de s’accorder une petite récompense après avoir atteint un objectif à court terme. Cette récompense n’est pas obligatoirement coûteuse ou élaborée ; il s’agit de souligner, de façon tangible, un accomplissement. Bien entendu, il est indiqué de planifier un renforcement plus important à la fin du processus, une fois intégré le nouveau comportement à votre mode de vie, et ce, proportionnellement aux efforts consacrés.
De toutes les caractéristiques relatives à un objectif de pratique régulière d’activité physique, la perception de votre capacité à exécuter avec succès votre nouveau comportement (concept de perception d’efficacité personnelle) est le facteur déterminant des chances que vous avez de persévérer à réaliser votre programme d’exercices.
L’objectif que vous vous fixerez doit donc être en lien en votre perception d’efficacité personnelle ; vous devez vous «sentir» capable d’exécuter votre action. En fait, au début vous devriez «sentir» que cette action est facile à accomplir et vous placer dans des «conditions de succès assuré». Vivre du succès est le renforcement le plus puissant dans la pratique d’une activité physique.
Si vous éprouvez de la difficulté, vous ne devez pas hésiter à modifier votre système.
5.1) Amorcez un seul changement à la fois
Il est difficile de changer plusieurs comportements en même temps. Combien de personnes ont déjà attaqué la nouvelle année en se promettant de s’entraîner cinq jours par semaine, d’adopter de meilleures habitudes alimentaires, d’arrêter de fumer, d’apprendre à gérer leur stress … tout cela en même temps. En réalité, on augmente grandement ses chances de réussite en se concentrant sur un seul changement à la fois. Quand ce nouveau comportement est intégré au mode de vie, il est toujours le temps d’en cibler un autre.
5.2) Réévaluez l’importance réelle de l’adoption d’un nouveau comportement pour vous
À vos yeux, la résolution est-elle d’une importance capitale ou non ? Une bonne façon d’estimer son importance est de dresser la liste des avantages et désavantages relatifs à l’adoption d’une telle résolution.
5.3) Ayez recours à un encadrement professionnel
Laissez-vous guider par une professionnelle (kinésiologue, psychologue, nutritionniste). Certaines résolutions importantes (cessation du tabagisme, adoption de nouvelles habitudes alimentaires, initiation à un programme d’exercices) méritent une attention particulière par le biais du « coaching ». Une personne-ressource est habilitée à vous renseigner et à vous guider en ce qui concerne les aspects techniques de votre démarche (que ce soit en diététique, en conditionnement physique, en médecine, en psychologie…), et même à vous fournir un système de motivation encore plus efficace que celui que vous auriez pu élaborer vous-même.
De plus, si vous débutez un programme d’exercices, le dosage a un effet direct sur vos chances d’adhérer au programme. L’encadrement, par un ou une kinésiologue, pourrait donc être déterminant pour le maintien de votre résolution de remise en forme.
En résumé, les 5 stratégies pour respecter mes résolutions :
1.0) La grossesse: une maladie ?
La maternité est probablement une des expériences les plus intense de la vie d’une femme. La grossesse n’est pas une maladie, mais une phase normale dans la vie d’une mère … et d’un père !
Par contre, on ne peut nier que le processus de la gestation implique des changements très importants au niveau de la physiologie du corps de la femme. Beaucoup de mamans qui étaient actives avant de devenir enceintes se demandent si elles peuvent continuer à faire de l’exercice, tandis que d’autres, sédentaires avant la fécondation, se demandent s’ils peuvent initier une pratique d’activités physiques régulière.
L’exercice n’est pas néfaste, au contraire !
Pour comprendre pourquoi l’exercice n’est pas néfaste pour la maman, il faut réaliser que pendant des centaines de milliers d’années, le corps humain s’est magnifiquement bien adapté au processus de la gestation, même lorsque la mère était obligée de rester très active. Pendant des siècles, même enceintes, les femmes devaient le plus longtemps possible continuer à travailler, que ce soit dans les champs ou à l’intérieur et souvent ce travail était très pénible.
Conséquemment, le corps de la femme est extrêmement efficace pour protéger le fœtus : que ce soit par le positionnement stratégique de celui-ci dans le corps de la maman, par la protection physique offerte par le liquide amniotique ou par les mécanismes physiologiques assurant la stabilité chimique du milieu interne de l’organisme et le maintien de sa température. L’effort physique raisonnable et effectué dans un environnement sain n’est donc pas néfaste à l’embryon ou au foetus.
En fait, l’effort physique est aussi bon pour la femme enceinte que pour tout autre être humain.
Malheureusement, les professionnels de la santé ont traditionnellement toujours eu tendance à être extrêmement conservateurs par rapport à la grossesse et à l’activité physique. Cette situation change de plus en plus car l’avancement des connaissances en physiologie humaine tend à démontrer que les bienfaits de l’exercice physique dépassent largement les inconvénients autant pour la mère que pour l’enfant, et que les recommandations traditionnelles étaient trop conservatrices. De plus, des études montrent que l’activité physique avant et pendant la période de gestation peut prédisposer à une grossesse plus «facile». Par exemple, Rudra (2005) a démontré que l’activité physique régulière pouvait réduire les risques de pré-éclampsie. D’autres études montrent une diminution de la fréquence de la présence de méconium (matière contenue dans l’intestin du fœtus et expulsée après la naissance), moins de fréquence cardiaque fœtale anormale, moins d’entremêlement du cordon ombilical et de meilleurs indices d’APGAR (évaluation de l’état général du nouveau-né) chez les femmes ayant fait de l’activité physique durant la grossesse.
2.0 Les risques potentiels
2.1 L’hyperthermie
La principale crainte engendrée par l’exercice chez les femmes enceintes étaient que l’augmentation (normale) de la température du corps lors d’un exercice soit néfaste pour le développement du bébé. Selon certaines évidences scientifiques (Karzel 1991), une température corporelle dépassant 39.2° C durant le premier trimestre pourrait avoir un potentiel tératogène. i.e. pouvant induire des malformations chez l’embryon. La période embryonnaire est connue comme étant particulièrement sensible aux influences externes. En général, les embryons sont plus sensibles à la chaleur que le foetus et cela est dû au taux d’activité cellulaire élevé au cours de l’organogénèse (formation des organes). Selon les recommandations de la plupart des auteurs, les femmes enceintes ne devraient pas être exposées à des températures susceptibles de faire augmenter leur température corporelle au-delà de 39 ou 39.5° C au cours des trois premiers mois de la grossesse.
La position officielle de l’Académie canadienne de médecine du sport après une revue exhaustive des écrits scientifiques sur le sujet statue que chez les femmes à qui l’on a permis d’établir leur propre rythme d’activité physique durant la grossesse, l’augmentation de la température n’est pas suffisamment importante pour être nuisible à l’enfant. De plus, selon une recension des écrits effectuée par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada et la Société Canadienne de Physiologie de l’Exercice lors de l’élaboration de la directive clinique concernant l’activité physique et la grossesse, aucune étude portant sur les femmes enceintes qui font de l’exercice, n’a encore démontré un effet tératogène(1) quelconque imputable à une température corporelle interne élevée au stade précoce du premier trimestre (SCOG, 2003)
En effet, les mécanismes de la thermorégulation maternelle au repos et à l’effort, comme l’évaporation de la sueur, l’augmentation de la ventilation/minute et la redistribution de la circulation sanguine vers la surface du corps annule l’effet potentiellement thermogène d’un effort physique et garde donc la température corporelle en deçà de la limite de 39°C.
Il est par contre sage d’éviter l’exercice lors de grandes chaleurs et/ou lorsque le taux d’humidité est très élevé parce que justement les mécanismes de thermorégulation de la mère pourraient être mis en échec, ce qui pourrait représenter un danger pour l’embryon. Ces précautions sont encore plus importantes durant les trois premiers mois de la grossesse.
2.2) Réduction de la circulation sanguine vers le placenta
Lors de l’exercice physique, le débit sanguin est détourné des viscères vers la musculature active (shunt sanguin). Ce phénomène tient au fait que les muscles qui travaillent ont un besoin accru d’éléments nutritifs (comme le glucose, l’oxygène et les acides gras libres) contenus dans le sang. Une hypothèse est que le débit sanguin utérin est aussi réduit au profit des muscles actifs, le placenta et le fœtus recevraient moins d’oxygène.
Par contre, la littérature scientifique sur ce sujet semble conclure que cette hypothèse est erronée et que le phénomène n’a a pas d’impact sur la santé du bébé.
2.3 Exercice et détresse fœtale
Les études faites chez les femmes enceintes qui font de l’activité physique n’ont démontré aucune preuve de détresse fœtale durant l’activité physique.
2.4 Exercice et fausse couche
D’après l’Académie canadienne de médecine du sport, il y a très peu d’études portant sur l’effet de l’activité physique régulière continue au cours du premier trimestre, mais une étude prospective réalisée auprès de 158 femmes qui étaient déjà en forme et qui ont poursuivi leur exercice à un niveau au-dessus des lignes directrices actuelles durant leur grossesse n’a trouvé aucune différence importante quant à la fréquence des avortements spontanés, des malformations congénitales ou des problèmes d’implantation.
Bienfaits potentiels de l’exercice durant la grossesse
Augmentation des capacités physiques
-force et endurance musculaire
-capacité aérobie (récupération plus rapide)
-flexibilité et proprioception
Prévalence moindre de l’hypertension provoquée par la grossesse
Réduction du temps nécessaire pour revenir à la normale après le post-partum du travail
Plus grande réserve d’énergie
Meilleur contrôle du poids (gain de poids idéal = 25 livres)
Prévention du diabète gestationnel
Réduction de la fréquence des dépressions, de l’anxiété, et une
Augmentation de l’estime de soi
Amélioration de la posture et diminution du mal de dos relié à la grossesse
Meilleure connaissance de son corps
(Artal, 1999, ACMS, 1998, SCOG, 2003)
Risques associés au manque d’exercice durant la grossesse
Gain pondéral excessif
Risque accru de diabète de grossesse ou d’hypertension artérielle
Adaptation psychologique défavorable aux changements physiques de la grossesse
Varices et thrombose veineuse profonde
Dyspnée (essoufflement)
Douleurs lombaires
Déclin de la forme musculaire et cardiovasculaire
(Houde, 2004)
De plus, il est important de savoir que :
3.0 L’entraînement physique
L’objectif de l’entraînement durant la grossesse devrait être de maintenir un niveau raisonnable de bonne forme physique pendant cette période, sans chercher à atteindre des sommets ni à s’entraîner pour des compétitions sportives. L’organisme doit consacrer prioritairement son énergie vers le développement du bébé et non vers le rehaussement des capacités fonctionnelles de la mère. Les adaptations physiologiques résultant de l’entraînement doivent être considérées comme un soutien ou même comme un adjuvant aux moyens que l’on prend pour favoriser un développement optimum de l’enfant et une grossesse la plus agréable possible pour la mère. Il faut donc évaluer les contre-indications absolues et relatives pour peser les avantages et les désavantages d’un programme d’activités physiques pendant la grossesse.
3.1 Premier trimestre
Durant le premier trimestre de la gestation, les femmes qui faisaient de l’activité physique peuvent continuer, mais sans augmenter l’intensité ou la fréquence de ces exercices durant le premier trimestre. On parle donc de maintien pour ceux qui s’entraînaient auparavant. Si l’on désire moduler les paramètre de charge à la hausse, il est préférable d’augmenter le volume (durée et/ou fréquence) et non l’intensité. Si l’on désire diminuer ceux-ci à la baisse (comme c’est souvent le cas à cause du « bouleversement physiologique » et des désagréments qui en découle), il faut diminuer l’intensité d’abord et si cette manoeuvre est insuffisante, diminuer ensuite le volume. Quand au mode, il faut évidemment éliminer ou du moins restreindre les activités avec possibilités de chutes de la mère ou avec possibilités de traumatismes direct ou indirect au foetus. Il faut évidemment éliminer les sports de duel-combat.
On ne conseille aux femmes inactives de commencer un programme d’exercices durant le premier trimestre de leur grossesse sous supervision en kinésiologie, surtout si celles-ci souffrent de désagréments «classiques» tels que nausées, étourdissements, grandes fatigues, etc.
3.2 Deuxième et troisième trimestre
Le deuxième trimestre est la période idéale pour débuter ou reprendre un programme de conditionnement physique, spécialement pour les femmes qui étaient sédentaires auparavant. La périodisation de la charge d’entraînement devrait être orientée de façon à ce que le volume soit d’abord augmenté de façon graduelle et progressive.
Par contre, si la future maman ressent une grande fatigue persistante, des étourdissements, des contractions à la suite de périodes d’entraînement, la présence de saignements ou des douleurs inhabituelles au bassin et/ou à l’abdomen, la future maman devrait consulter son kinésiologue et son médecin traitant.
Contre-indications absolues à l’exercice physique pendant la grossesse
Rupture des membranes ;
Travail prématuré ;
Hypertension de la grossesse ;
Béance cervico-isthmique ;
Retard de croissance foetale ;
Grossesse multiple (triplets) ;
Placenta praevia après la 28e semaine ;
Saignements persistants durant les 2e ou 3e trimestres ;
Diabète de type 1 non maîtrisé, maladie de la thyroïde ou autre trouble grave de nature cardiovasculaire, respiratoire ou générale.
Contre-indications relatives à l’exercice physique pendant la grossesse
Avortement spontané antérieur ;
Naissance prématurée antérieure ;
Trouble cardiovasculaire léger ou modéré ;
Trouble respiratoire léger ou modéré ;
Anémie ( Hb < 100 g/l ) ;
Malnutrition ou trouble alimentaire ;
Grossesse gémellaire après la 28e semaine (jumeaux ou jumelles) ;
Autres problème médicaux importants.
(SCOG, 2003, Houde, 2004)
Consultez votre kinésiologue ou votre médecin si:
Grande fatigue persistante ;
Étourdissements ;
Contractions à la suite de périodes d’entraînement ;
Présence de saignements ou des douleurs inhabituelles au bassin et/ou à l’abdomen ;
Perte importante de motivation
(Artal, 1999, ACMS, 1998, SCOG, 2003)
1: tératogène: qui produit des malformations chez l’embryon.
2: IMC: poids en kg divisé par le carré de la taille en mètre
Pour une revue de la littérature scientifique sur ce sujet : Cliquez ici
(merci beaucoup au professeur Paquito Bernard de l’Université Laval)
La littérature en santé – sécurité en milieu de travail démontre que près d’un quart des accidents du travail sont liés à des manipulations à froid et 70% de ceux-ci surviennent dans les premières heures de la matinée. Ayant reçu un mandat pour l’élaboration d’une stratégie visant a diminuer les accidents de travail pour la compagnie Tremcar en Montérégie, nous avons développé (IKQ, AvantagesGP3) une solution pouvant être implanté par les groupes de travailleurs eux-mêmes : le programme Kickoff.
Le programme
Le programme Kickoff est un programme d’activation en milieu de travail qui vise à activer l’organisme avant le début des tâches de travail. Ces exercices d’activation augmentent la température des articulations et rehaussent la vitesse de conduction des nerfs. La vitesse de contraction musculaire est ainsi augmentée d’environ 20 %, ce qui est avantageux pour les tâches où la force et/ou la puissance musculaire sont un facteur important. D’autres exercices spécifiques ont été élaborés pour mobiliser le système nerveux central dans le but d’augmenter la vitesse des réflexes. L’hypothèse est que cette stratégie engendre une meilleure vigilance neuromusculaire, c’est-à-dire une meilleure communication du cerveau avec les muscles et les articulations. Le terme scientifique pour ce phénomène est “proprioception”.
Résultats
Après 1 an, l’analyse des effets du programme sont probants : les statistiques de l’entreprise montrent une réduction de 56 % des accidents reliés au travail. Le taux de participation est excellent : près de 98 % des 90 employés de l’usine de Saint-Césaire exécutent régulièrement le programme avant le début du quart de travail et au retour des pauses.
Au niveau du ratio coût-efficacité, celui-ci est très avantageux car le protocole est administré par une équipe de «coachs» recrutés parmi les travailleurs de l’usine. Ceux-ce sont formés et supervisés par des kinésiologues spécialisés en réadaptation au travail.
S’il est un domaine de controverse en sciences de l’exercice, c’est bien la question de l’efficacité et du danger potentiel de la musculation chez les jeunes et en particulier chez les préadolescents.
L’opinion de la communauté scientifique a beaucoup évolué au cours des 30 dernières années en ce qui a trait à l’entraînement en musculation chez les jeunes. Alors qu’autrefois on considérait la musculation comme inutile et même dangereuse pour les jeunes athlètes, elle est aujourd’hui considérée de plus en plus comme essentielle dans un programme de développement sportif. Ce phénomène est dû en majeure partie aux études de plus en plus nombreuses qui ont été faites sur le sujet. Présentement, cette littérature scientifique fait état de l’augmentation de la performance, autant chez les enfants d’âges scolaire précoce (6-7 ans à la puberté) que chez les pré-adolescent et les adolescents, dans diverses disciplines pouvant être reliée directement à la musculation.
L’entraînement de la force : dangereux ?
Il semble y avoir un consensus à l’effet que l’entraînement de la force ne représente pas une activité particulièrement risquée pour le système musculosquelettique des enfants lorsque les activités sont présentées de façon progressive et qu’elles sont adéquatement supervisées. En fait, l’entraînement de la force pourrait contribuer à prévenir certains types de blessures chez les jeunes en renforçant les muscles autour des articulations et en renforçant la densité osseuse.
Comme pour tout autre sport il faut être vigilant : La capacité de l’appareil locomoteur à supporter un effort est un facteur limitatif dans l’entraînement de l’enfant et de l’adolescent, car les os, ligaments et les muscles sont en pleine croissance et n’ont pas encore la résistance de celle des adultes.
L’entraînement de la force : efficace ou non ?
On a longtemps pensé que l’effet de l’entraînement de la force était inefficace avant la puberté. Cependant, la plupart des études menées depuis le milieu des années 1980 et qui ont incorporé des charges élevées ou modérées et contrôlé les effets de la croissance et de l’amélioration de certaines habiletés motrices dans l’expression de la force, indiquent qu’il est possible de développer cette qualité de façon significative avant et après l’adolescence.
(cliquez ici pour lire la suite de l’article)
Nous ignorons encore beaucoup de choses sur les tendinopathies, mais il existe des vérités intangibles que tous les cliniciens et tous les patients doivent connaitre.
Pour lire la suite, cliquez ici
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La recherche scientifique dans le domaine de la lombalgie a progressé depuis quelques années et elle vient remettre en question les croyances largement répandues sur ce sujet qui semble toucher tant de personnes. Je vous présente un excellent article publié en octobre 2015 par un groupe de physiothérapeutes irlandais : Mary O’Keeffe (University of Limerick), Dr Kieran O’Sullivan (University of Limerick), Dr Derek Griffin (Tralee Physiotherapy Clinic)
La prise en charge des maux de dos coûte plus cher aux Etats que le cancer et le diabète combinés. La plupart de ces coûts sont liés au traitement des patients atteints de douleurs chroniques.
1) Le mal de dos est un problème banal et normal.
80% des gens souffriront d’un épisode de mal de dos au cours de leur vie. Souffrir du dos, c’est comme être fatigué ou être triste; nous n’aimons pas forcément cela, mais cela survient chez presque tout le monde à un moment au cours de la vie. Au contraire, ce qui n’est pas banal, c’est de ne PAS récupérer de son mal de dos.La plupart des maux de dos sont le résultat d’une simple lésion tissulaire et le pronostic est vraiment excellent. Durant les 2 premières semaines suivant un épisode aigu, la plupart des personnes rapportent une amélioration significative de leurs symptômes et près de 85% des personnes auront complètement récupéré sous 3 mois. Seul un très faible pourcentage des gens développent des problèmes invalidant à long terme.
2) Les imageries médicales (Radios, IRM, Scanner, Echographie…) sont rarement nécessaires
A la fois les professionnels de santé et la population générale pensent souvent qu’il est nécessaire de faire une imagerie « au cas où » il y aurait un grave problème contribuant à leur douleur. Au contraire, toutes les preuves scientifiques suggèrent que les imageries médicales ne montrent des éléments importants que dans une infime minorité des cas de patients avec des maux de dos.Une simple consultation avec un professionnel de santé (médecin généraliste ou un physiothérapeute/ kinésithérapeute) devrait normalement suffire pour déterminer s’il est nécessaire ou non de réaliser une imagerie médicale en fonction des symptômes et de l’histoire médicale.
3) L’interprétation des imageries médicales devrait être faite avec prudence
Nous avons pour habitude de penser que si nous disposons d’une assez bonne image de notre colonne vertébrale grâce à des imageries, cela sera d’une grande aide dans la résolution de mal de dos.Au contraire, nous savons désormais que la plupart du temps pas, ce n’est pas le cas.Quand les gens réalisent des imageries dans le cadre de leur mal de dos, les imageries mettent souvent en évidence des éléments qui ne sont pas vraiment liées à leur douleur. En réalité, les études ont même montré que les personnes n’ayant pas de douleur au dos présentaient des éléments à l’imagerie comme : des bombements discaux (52%), des disques dégénératifs (90%), des hernies discales (28%) et des changements arthrosiques visibles (38%).
Souvenez-vous, ces personnes n’ont pas de douleur ! Malheureusement, il est souvent dit aux personnes présentant un mal de dos que ces éléments sont la preuve que leur dos est endommagé. Ceci pouvant conduire à des peurs, de la détresse et un évitement des activités. La vérité est que la plupart de ces signes retrouvés lors des imageries correspondent plus à une sorte de calvitie – signe de vieillissement et de la génétique – qui n’est pas douloureuse.
4) Le mal de dos n’est pas du à quelque chose « de déplacé »
Aucune preuve scientifique ne montre que le mal de dos serait du à un os ou a une articulation du dos déplacée, ou à un bassin mal-aligné. Pour la majorité des maux de dos, les imageries ne mettent pas en évidence d’éventuels disques, os, ou articulations déplacées.Dans une très faible proportion des patients souffrant de maux de dos, il existe des changements au niveau de l’alignement de la colonne vertébrale mais cela ne semble pas être réellement en lien avec la douleur.
Bien sûr, il faut noter que beaucoup de personnes se sentent mieux après avoir été traité, par exemple, par une manipulation (qui est un mouvement rapide d’une articulation avec souvent un bruit / craquement articulaire). Cette amélioration est en réalité due à une diminution à court-terme : de la douleur, du tonus musculaire, de la tension et de la peur du mouvement mais elle n’est pas liée à un réalignement structurel du corps.
5) Le repos au lit n’est pas bénéfique
Dans les premiers jours suivant la blessure initiale, le fait d’éviter les activités qui aggravent votre douleur peut aider réduire votre douleur. C’est le cas pour des douleurs sur n’importe quelle autre partie du corps comme par exemple dans une entorse de cheville.En revanche, de fortes preuves existent et suggèrent de rester actif et de reprendre les activités habituelles progressivement, ce qui inclue le travail et les loisirs, car c’est important pour la guérison.A l’inverse, le fait de rester au repos au lit ne vous aidera pas, et cette attitude est associée avec un haut niveau de douleur, une plus grande incapacité, une plus mauvaise récupération, et une plus longue absence au travail. En fait, il semblerait que plus une personne reste au lit à cause de son mal de dos, pire sera sa douleur.
6) L’augmentation des douleurs lombaire n’est pas synonyme de plus de dommage dans votre colonne
Cela peut sembler étrange, mais nous savons que l’augmentation de la douleur n’est pas forcément en lien avec une augmentation des blessures de votre colonne. En réalité, deux individus avec la même blessure peuvent ressentir des niveaux différents de douleur. Le degré de douleur ressenti peut varier et dépend de différents facteurs comme : la situation dans laquelle la douleur survient, les expériences douloureuses antérieures, votre humeur, vos peurs, votre capacité physique, votre niveau de stress et votre attitude face à cette douleur.Par exemple, un athlète ou un soldat peuvent ne pas ressentir beaucoup de douleur après une blessure jusqu’à ce qu’ils se retrouvent dans un environnement moins intense.
De plus, notre système nerveux a la capacité à réguler l’intensité douloureuse d’une personne à un moment donné. Si une personne a mal au dos, cela peut-être du à son système nerveux devenu hypersensible, même si la blessure initiale (étirement, entorse) a correctement guéri.Cela explique qu’une personne ressent plus de douleur quand elle bouge ou essaie de faire quelque chose meme si elle ne blesse pas plus sa colonne vertébrale.Une fois que les personnes souffrant de mal de dos parviennent à distinguer « le mal » qu’ils ressentent du dommage réel de leur dos, il devient plus simple pour elles de participer au traitement.
7) La chirurgie est rarement nécessaire
Seule une très faible proportion des personnes ayant des maux de dos nécessitent une chirurgie. La plupart des personnes qui ont mal au dos peuvent se prendre en charge en restant actif, en développant une meilleure compréhension de la signification de la douleur, et en identifiant les facteurs qui sont impliqués dans leur douleur.Cela devrait les aider à poursuivre leurs activités quotidiennes sans avoir recours à la chirurgie.En moyenne, les résultats de la chirurgie de la colonne ne sont pas meilleurs à moyen et long terme que le traitement conservateur (sans chirurgie), comme les exercices thérapeutiques.
8) Le port des sacs-à-dos d’école est sûr – il ne faut pas s’inquiéter à propos des sacs d’école
Beaucoup de gens croient que le sac-à-dos lourd que portent les enfants pourrait leur donner mal au dos. Toutefois, les études scientifiques n’ont pas retrouvé de ce lien, révélant qu’il n’y avait aucune différence de poids des sac-à-dos entre les enfants qui développaient des douleurs de dos et les autres. Aussi, si un enfant (ou ses parents) croient que le sac-à-dos est trop lourd, l’enfant aura plus de chance d’avoir mal au dos, soulignant l’importance des peurs dans la survenue de douleurs lombaires.Compte tenu des inquiétudes actuelles portant sur l’inactivité et l’obésité chez les jeunes, le fait de porter un sac-à-dos pourrait être un moyen simple et sûr pour les enfants de faire de l’exercice.
9) La posture parfaite assise n’existe probablement pas
Devons-nous tous nous asseoir bien droit ? Contrairement à la croyance populaire, il n’existe aucune posture assise statique spécifique ayant montré un effet préventif ou de diminution des maux de dos. Les différentes postures assises conviennent plus ou moins bien aux différentes personnes, certains rapportant plus de douleurs lorsqu’ils sont assis très droits, d’autres lorsqu’ils sont avachis. Alors que la posture avachie à mauvaise presse, il n’existe aucune étude scientifique à ce jour qui défende cela. En réalité, beaucoup de gens qui ont mal au dos prennent une posture assise très rigide (par exemple s’asseoir très droit) avec quelques variations.
La capacité à varier notre posture, au lieu de maintenir la même longtemps, combinée à un apprentissage du mouvement dans une position relâchée, et en confiance, est importante pour des maux de dos.
10) Soulever du poids et se pencher est sûr
Les gens qui ont mal aux lombaires croient souvent que les activités comme : soulever une charge, se pencher ou faire une torsion sont dangereux et doivent être évités. Toutefois, contrairement à cette croyance répandue, aujourd’hui, la recherche scientifique ne soutient pas l’idée d’un lien entre les douleurs et ces mouvements.Bien sur, il peut arriver qu’une personne se blesse au dos si elle soulève quelque chose sans faire attention ou qui est plus lourd que ce qu’elle a l’habitude de soulever. De la même façon, si une personne a mal au dos, ces activités peuvent être plus difficiles que d’habitude. Cela ne veut pas pour autant dire que cette activité est dangereuse ou doit être évitée.
Bien qu’une blessure puisse survenir en se penchant ou en soulevant du poids et provoquer un mal de dos, le fait de se pencher et de soulever est une action normale qui doit être pratiquée pour aider à renforcer le dos, de la même façon que l’on reprend la course à pied et le sport après une entorse de cheville.
11) Eviter des activités et se déplacer avec prudence ne vous aide pas à long-terme
Il est banal, spécialement dans les premiers jours d’une lombalgie, de présenter des limitations significatives de mouvements. De la même façon qu’il nous arrive de boiter après une entorse de cheville, cela disparaît généralement lorsque la douleur se calme. Alors que c’est initialement difficile, reprendre les activités qui sont douloureuses ou effrayantes est important. Beaucoup de personnes, après un épisode de douleur lombaire, peuvent commencer à bouger différemment à cause d’une peur de la douleur ou de croyances sur l’activité qui serait dangereuse. Cette altération du mouvement peut-être néfaste à long terme et peut même augmenter les contraintes sur votre dos.
12) Le mauvais sommeil a une influence sur les maux de dos
Quand quelqu’un a mal, il peut être difficile pour lui de passer une bonne nuit de sommeil. Cela fonctionne également dans le sens inverse et des problèmes de sommeil peuvent conduire à des maux de dos dans le futur. De la même façon, un mauvais sommeil peut nous rendre plus stressé, plus fatigué voire épuisé, ou donner des maux de tête, il peut également causer ou entretenir des maux de dos.Donc, l’amélioration des routines et des habitudes de sommeil peut être utile pour réduire la douleur.
13) Le stress, une mauvaise humeur ou des peurs peuvent influencer le mal de dos
L’intensité de douleur peut être influencée par notre état émotionnel. Des maux de dos peuvent survenir à la suite de changements de niveaux de stress, d’humeur ou d’anxiété.De la même façon que ces facteurs influences d’autres maladies comme les boutons de fièvre, le syndrome du colon irritable ou la fatigue, ils ont un effet non négligeable sur le mal de dos. Il en résulte que la gestion du stress, de l’humeur et du niveau d’anxiété à travers des activités plaisantes comme la relaxation peuvent être réellement bénéfique pour votre mal de dos.
14) L’exercice physique est bon et sûr
Beaucoup de gens douloureux sont effrayées à l’idée de faire de l’exercice et l’évitent comme s’ils risquaient d’aggraver leurs problèmes. Alors que ce n’est pas vrai ! Nous savons maintenant que l’exercice physique régulier aide à vous garder (votre corps et votre esprit) en bonne santé, et qu’il permet de réduire la douleur et l’inconfort. Il relâche les tensions musculaires, améliore l’humeur et renforce les défenses immunitaires lorsqu’il est réalisé de façon progressive.Tous les types d’exercices sont bénéfiques, sans grande différence en terme d’efficacité entre les uns et les autres – alors choisissez-en un que vous aimez, que vous pouvez pratiquez facilement et qui vous convient.
Marcher, prendre les escaliers, faire du vélo, courir ou s’étirer sont tous des bons exercices qui aident à relâcher les tensions musculaires de votre corps.Lorsque vous avez mal, le début d’un exercice physique peut être très difficile. Un muscle sous-utilisé est plus douloureux qu’un muscle en bonne santé. Du coup, il va faire mal / tirer après l’exercice, mais cela n’indique pas une blessure de ce muscle.
15) Un mal de dos chronique PEUT s’améliorer
Depuis que nous avons associé les maux de dos à de nombreux facteurs variant entre les individus et que nous avons traités ces individus en ciblant les facteurs pertinents, les patients se sont améliorés et les traitements sont apparus efficaces.L’échec de traitement des maux de dos après de nombreuses tentatives est très frustrant et entraîne parfois une perte d’espoir chez les personnes souffrants.Néanmoins, c’est une situation assez fréquente car la plupart des traitements ne s’intéressent qu’à un seul facteur. Par exemple, une personne reçoit un massage pour ses douleurs musculaires mais la thérapie ne s’intéresse pas aux problèmes de sommeil, à l’état physique général ou au niveau de stress.
En identifiant les différents facteurs impliqués chez chaque individu et en essayant de les traiter, la douleur peut diminuer de façon significative et les personnes peuvent vivent heureuses et en meilleure santé.
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Quand le chirurgien orthopédiste Kenneth Hansraj a présenté son «étude» de deux pages dans la revue Surgical Technology International, il ne se doutait sûrement pas que celle-ci ferait le tour du monde !
Le bon docteur Hansraj allègue que les Iphone et les tablettes sont très néfastes pour la santé de notre dos. Le fait que l’on doive pencher la tête plusieurs fois par jour pour consulter son téléphone intelligent ou sa tablette entraîne un stress indu, voire dangereux pour la colonne cervicale. Hansraj écrit dans l’article :
«Le poids sur la colonne vertébral augmente dramatiquement lorsqu’un individu penche la tête vers l’avant»
Il accompagne son texte de calculs que tous les étudiants en kinésiologie ou en physiothérapie apprennent dans leur cours de biomécanique. Ces calculs montrent que plus la colonne cervicale est en flexion vers l’avant, plus les articulations subissent une tension. Or cette tension est tout à fait normale car les vertèbres et les disques intervertébraux sont justement constituées pour absorber efficacement ces moments de force ( le terme biomécanique utilisé pour définir la tension musculaire générée par les muscles du cou conjuguée à l’effet de bras de levier des apophyses épineuses et transverses des vertèbres cervicales ), et ce même pour un longue période. Quand cette période devient excessive, le cerveau envoie un message que tout le monde connait : une douleur progressive qui nous enjoint de changer de position quelques instants, le temps d’activer les muscles pour que le sang circule et amène un peu d’oxygène neuf.
Là où l’orthopédiste tombe littéralement dans l’exagération ( certains ont parlé de délire ! ) est lorsqu’il parle des conséquences d’un geste tout à fait normal, i.e. une flexion du cou :
« La perte de la courbure naturelle du cou entraîne une augmentation de la tension sur la colonne cervicale et expose celle-ci à de l’usure, des déchirures et possiblement à des chirurgies »
Malgré la très grande faiblesse des arguments du chirurgien, un grand nombre de journalistes scientifiques ont repris littéralement les conclusions de Hansraj et la nouvelle a donné naissance à l’expression « tech neck » !
Le bon docteur Hansraj a eu son 15 minutes de gloire …
Autre article dans l’Atlantic : cliquez ici
Voilà le temps de fêtes; temps de réjouissances, de retrouvailles en famille, de party ; on se « lâche lousse » dans les « gratifications épicuriennes » avec bouffe et bons vins à l’honneur !
Malheureusement beaucoup de gens accumulent quelques kilos durant la période des fêtes.
L’erreur à ne pas commettre: croire que l’on peut faire des excès en se promettant d’entamer un programme d’exercice ou une diète en janvier. Même si on réussi à perdre ces kilos, la recherche scientifique a de nombreuses fois démontré que de ceux qui y arrivent, seulement 5% réussissent à maintenir leur nouveau poids. C’est pourquoi la prévention est de loin l’outil le plus efficace contre le surpoids.
Voici donc quelques stratégies pour éviter de tomber dans les pièges de la boustifaille des Fêtes sans pour autant se priver et adopter une approche monastique !
Truc # 1 : Défense contre les tentations des buffets !
Il a été démontré qu’on absorbe presque moitié moins de calories en se rassasiant de fruits, de légumes, de féculents et de céréales. La raisons est que ces aliments sont fibreux et plus bourratifs.
Depuis des dizaines d’années, le Dr Barbara Rolls, de l’Université Penn State étudie les mécanismes de satiété et de la faim. Elle a découvert que l’estomac est sensible au « volume » des aliments que l’on ingère et non au nombre de calories. L’idée est donc de « tromper » l’estomac en ingérant des aliments qui occupent beaucoup de volume mais qui sont faibles en calories ; lorsque littéralement plein, l’estomac envoie un message nerveux au cerveau et la sensation de faim s’estompe.
Truc # 2 : Les sucreries
Inutile de s’imposer le régime sec: ce serait courir à l’échec. Néanmoins, la modération est de mise.
Truc # 3: Les derniers préparatifs
Si vous devez veiller tard pour emballer vos cadeaux ou écrire vos cartes de voeux, prudence ! Les fins de soirée sont très propices aux petites fringales. Comme il est souvent impossible de brûler ces grammes indésirables avant de sombrer dans les bras de Morphée, il vaut mieux s’en tenir à des coupe-faim revigorants mais pauvres en calories.
Truc # 4: les portions !
Comme il est impoli de refuser ce qu’on propose, il nous arrive souvent de manger sans véritable envie ou nécessité. Quand on vous offre des mets gras ou caloriques, limitez-vous à des portions modestes.
Truc # 5: Bougez !!
Une équipe médicale de l’Université George Washington à fait la synthèse de 25 années de recherche sur la perte de poids. Conclusion : à long terme, le comptage des calories est moins efficace qu’une stratégie associant exercice et nutrition.
Un kilomètre à pied… ça use les souliers, mais ça pulvérise aussi les calories! Partez pour le centre commercial 20 minutes à l’avance et arpentez toutes les allées avant de commencer vos emplettes. Vous parcourrez ainsi entre un et deux kilomètres, et vous brûlerez quelque 100-150 calories.
Enfin, sachant que près de 130 kilomètres séparent Nazareth de Bethléem, fixez-vous comme objectif de parcourir cette distance dans les 12 jours qui précèdent Noël à la marche, à la course ou sur l’escaladeur du centre Actiforme !
Truc # 6: La musculation
C’est la masse musculaire qui détermine le rythme métabolique. Si vous augmentez votre masse musculaire, vous augmentez le nombre de calories que vous brûlez au repos. En fait, la dépense énergétique d’un kilo de muscle est d’environ 14 calories par jour ; ce qui, à long terme n’est pas négligeable.
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